‹ Grammaire hébraïqueChapitre 99 sur 289 · VAY CONSÉCUTIF · texte numérisé non relu

VAY CONSÉCUTIF

dire si la préformante est munie d’une voyelle en syllabe ouverte: VON), ANT (et al dit); JU”, Qu et il demeura) ; voy. $ 207, 1; 213, c. |

Cette rétraction du ton rend souvent la forme encore plus courte qu’elle ne l'était au jussif. — Ex. 210” (il s’en

retournera), jussif : 20 Juges 7, 3; avec maggeph : Nate 2 Sam. 19, 38; narratif : 2" Juges 7, 3; de même: 27% (4 contestera) Juges 6, 31; 2 Osée 4, 4, et db 2 Juges 6, 31; 21 CON SL 86 IN OYAS IE ITEEE)

Ordinairement cet abrégement et la rétraction du ton n’ont pas lieu à la 1e pers.: 2271 (et 1 retourna) Gen. 22, 19 etc.; mais

AT

DIÈN Zach. 5, 1. — 2 ailleurs la 1e ss avec le \ conséc. prend

CAN Em

AYIN1 (ei j'ai ns su 11, 18.

$ 144. II. Le vav consécutif du parfait a un effet beaucoup moindre sur la forme du mot, de sorte que dans beaucoup de cas ce n’est que le contexte qui le fait reconnaître.

a. Pour les points-voyelles, il ne se distingue en rien du simple vav copulatif ; il prend le sheva simple (ou bien, dans le cas, 1 où __, $ 96) tout comme celui-ei.

b. Son influence est réduite à l’accentuation de la forme verbale: il fait descendre le ton dans les formes qui sont milél : encore la 1° pers. plur. fait-elle exception, de sorte qu’il n’y a que la 2° masc. et la 1° du sing. où le 1 conséc. se fasse” sentir. — Ex. FTAU). . FYEU) (et tu entendras ... et tu ob-

TT) si me

serveras) Deut. 6, 3; RODRET (et je donnerai à manger) Es. 49, 26; mais: AU" un rar (e nous donnerons ... et nous

demeurerons) Gen. 34, 16.

Exceptions. 1. À la pause le ton ne descend pas: 2ÿ221 1 PR) (et tu mangeras et tu te rassasieras) Deut. 11, 15. Il Il 2. Dans les verbes N? et ñ? le ton reste ordinairement sur les formes milél, malgré le 1 consécutif : DNDI (alors je pardonnerai) Gen. 18, 26; 13721 (alors nous monterons) 1 Sam. 14, 10.

E. Participe.

& 145. Le participe a le caractère d’un adjechif verbal, et se forme d’après les normes établies pour celui-ci (voy. $ 283 et suivants).

$ 146. I. Le gal à deux formes de participe, pour le sens actif et pour le sens passif.

a. La forme active porte les voyelles holem et çéré: DS; la forme passive a qgameç et shoureq (comp. $ 118): 72.

1. Les grammairiens juifs ont appelé le participe actif 73132, forme moyenne, c'est à dire qui exprime le milieu entre le prétérit et Le futur, savoir le présent. Quant au part. passif, ils le désignaient comme ?1ÿ2, nom formé de l’ancien paradigme 99.

2. Il faut supposer que, à l’origine, le participe et la 8e pers. masc. sing. du parf. gal étaient identiques : pagad (comp. le part. des verbes 5, $ 225, I, b). Cela se voit encore dans les verbes en e et en o (voy. plus bas, c)}. Le part. des verbes en a serait donc, selon la règle que le a primitif devient — ($ 10, I, 2): 792 ($ 289, 3). Mais cette forme fut réservée au substantif et à l’adjectif verbal (827 etc.); et pour distinguer le participe, la première voyelle fut prononcée plus largement: paqad devint pâgad; le partic. des verbes en a serait donc 722 ($ 289, 13), puisque le «a prim. devient —, le & prim. = { $ 10, IL 2 et IL 1, f). La forme analogue en e est 722 (primitivement pâgid, $ 289, 14); or cette dernière forme fut adoptée et devint normale pour les verbes en a, tandis que les verbes en e s’en tinrent à la forme 7p® (allongée de la forme prim. paqid). — Le holem de 752 est donc invariable, le çéré variable.

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