HISTOIRE DE LA LANGUE HÉBRAÏQUE
(Voy. Gesenius, Geschichte d. hebr. Sprache u. Schrift Leïpzig, 1815; et les articles: Hebr. Sprache de BERTHEAU dans la Realencyklopädie de Herzo et Sprache hebr. de N&LDeKke dans le Bibellexikon de SCHENKEL.)
1. Le nom de langue hébraïque ne se rencontre pas dans l'Ancien Testament. Il n’y a d’ailleurs que trois cas où il en soit question. Le premier passage est celui que nous avons déjà mentionné, Es. 19, 18, où elle est nommée 1222 Naù (langue de
Canaan); dans les deux autres cas, savoir 2 Rois 18, 26 (Es. 36, 11. 13) et Néh. 13, 24, elle est nommée n°737 (judaïque).
Les Juifs, dans leurs écrits (déjà dans les Targums), ont aimé à lui donner la désignation (chaldéenne) de NT Tu? (langue sainte) ou bien aussi celle de F2) nu (langue hé-
braïque). Ce dernier nom se rencontre dans le Nouveau Testament dans l'expression éBoaiort ou » éfoais dedlexros, tant par rapport à l’hébreu proprement dit ane 9,11), que pour désigner le dialecte araméen qui se parlait en Palestine au temps de Jésus et des apôtres (Jean 5,2; Actes 21,40 etc.). Comp. Licarroor, horæ hebr. ad Jo. 5, 2.
Elle fut appelée ainsi comme étant la langue parlée par les Hébreux (E7729), nom qui dans PAncien Testament est donné
aux Israélites lorsque ceux qui s’en servent, dans la narration, sont des gens d’un autre peuple (par ex. Gen. 39,14; 1 Sam. 4, 6), ou en parlant à des étrangers (par ex. Ex. 10, 3: Jon. 1,9), ou bien lorsque l’auteur Les envisage au point de vue civil par rapport à d’autres nations (par ex. Gen. 43, 32; 1 Sam. 14, 21). Car c’étaient les autres peuples qui les appelaient Hébreux, tandis