NET EURE
Du nombre des noms.
A. Du pluriel.
$ 29%. Le pluriel des noms maseulins s'exprime par la syllabe D*___ (orthogr. défective D __) ajoutée au singulier: au” (cantique), plur. EVE.
Elle n’a pas d'influence sur les consonnes du mot, excepté dans les deux cas suivants :
a. Les noms qui se terminent en *__ renforcent ce ? par un daguesh; %N (île), DYN; ou bien ils contractent Le ? avec la terminaisOn : 192 (étranger), 0723; pair Dan et Don.
b. Ceux qui se terminent en f__ (dérivés de racines ne r'etranchent le }3 avec sa voyelle en prenant la terminaison du pluriel: 5599 (berger), D9Ÿ7 ($ 346, 350).
Quant à l'influence de la terminaison du pluriel sur les
voyelles du mot, voy. $ 328 et suiv.
$ 298. On rencontre parfois des terminaisons exceptionnelles du plur. masce., au lieu de Dr a) Ne l'instar du pluriel araméen ; par ex. TARA (coureurs) 2 Rois 11,13; PDA (froment) Ezéch. 4,9; 9Ÿ (ruines) Mich. 8, 12; 7% (vie) Job 24, 22; DUIN (d'autres) Job 31, 10. b)°__,le © étant retranché; par ex. YX7 (flèches) 1 Sam. 20, 38 [ketib]; 932 (cordes) Ps. 45, 9; 27 (peuples) Ps. 144, 2.
Cette terminaison est contestée; comp. Gesenius, Lehrgebäude der hebr. Spr. $ 124,2, Anm. 5.
c) Ÿ =, terminaison rare et contestée; par ex. 70 (princes) Juges 5, 15; on (fenêtres) Jér. 22, 14.
1.723 (sauterelle) est plutôt un singulier (collectif) de n23, formé comme 712 ($ 289,3); *1% (fout-puissant) est formé de 71% selon & 289, 48, b.
2. YÏTN (Seigneur) n’est pas non plus un pluriel exceptionnel de Nix; c’est le pluriel 2i7N avec le suffixe de la 1re pers. sing: 757 (mes seigneurs). Le pluriel est employé ici au lieu du sing., comme pluriel de majesté, pour exprimer le respect (voy. $ 526, b), et le — est allongé en — pour indiquer l'emploi solennel de ce mot.
Dans cette forme *i7X le sens du suffixe s’est totalement perdu, et 4
le mot signifie Seigneur tout court.
Ce sont les voyelles de ce mot que, dans le geri perpétuel Him” ($ 51, d), les masorètes ont substituées au nom ineffable 717, en demandant qu’on lise ädônäy.
$ 299. Le pluriel du féminin est exprimé par la terminaison Mi (orthogr. défect. N__); elle prend la place de celle du Sing. en jee ou en N__ ;sile mot n’a pas de terminaison fém.,
elle s’y ajoute immédiatement. (Quant à son influence sur les voyelles du mot, voy. $ 373 et suiv.) — Ex. 5" (statut), MP; NN (lettre), MAN : Si (voix), ni? | | Primitivement, pour former le pluriel, la terminaison du sing, at, a été allongée en àf, et ce 4 primitif est devenu 6 {$ 10, ILE, 1, p). $ 300. a. Il y à un nombre assez considérable de noms masculins qui prennent au pluriel la terminaison du fém' en M, sans cependant changer de genre. — Ex. 2X | père), M2N; air (peau), DIN; DC (trompette), NET.
b. De même, plusieurs noms féminins prennent la terminai- SON 07: Ex; Sn (brebis), Dons; nt (parole), D'$n et 192 [S 298, a]; 7320 (colombe), 23.
Dans quelques peu de cas on trouve une terminaison de pluriel masculin où de duel ajoutée à la terminaison féminine; par ex.
712 [qeri toujours 72 bémôté], état construit de nŸ2 (hauts-lieux); DNNT duel de NA, sing. 1Qin (les deux murailles).
$ 301. à. Parmi les noms qui sont de genre commun il y
en a qui prennent au pluriel tantôt D7__ tantôt D1__. — Ex. DJ (âme), NIUE) et DVD) Ezéch. 13, 20.
Mais il n’est pas dit qu’ils se construisent alors avec le genre qu'indique la terminaison; dans ce même passage de Ezéch. 15, 20, par ex., D*Û23 est suivi du partic. fém. ninŸp? (à [ce qu'elles soient] : volantes).
-b. Même des noms qui ne sont que d’un genre, prennent les deux formes du pluriel, tout en gardant leur genre. — Ex. TN (lion), mase., EN, mais AUSSI D'ANT PPIN (des lions rugissants) Soph. 3, 3; 7 (génération), masc., D° is et DST 197? (que vos générations sachent) Lév. 23,43; FT (an), fém., poét. NU, mais N27 DVJv (beaucoup d'années) Ecel. 6, 3.
Remarque. Pour les adjectifs et les participes il faut que la
terminaison s'accorde avec le genre: D3 2 bons; M2 bonnes etc: CUBE GA29D:
N 302. Quelques substantifs ne se rencontrent qu’au singulier, ordinairement avec un sens collectif ($ 525); par ex. EN homme et les hommes; souvent un autre mot y supplée l’idée du Sing.; par ex. INS petit bétail, ; no brebis ou chèvre; 722 bétail,
VS bœuf; y oiseaux, VDX petit oiseau.
D’autres ne se rencontrent que dans la forme du pluriel ; par ex. DNA (hommes), D°2J5 (face).
Onelaues mots de cette derniere classe s’emploient aussi pour le pluriel réel: 2132 visages (Joël 2,6), DT2N Dieu et dieux (Ps. 86, 8). B. Du duel.
S 303. Le duel est une modification du pluriel, destinée à exprimer l’idée d’une paire. Seul le substantif forme un duel; l'adjectif et le pronom n’en ont pas plus que le verbe.
$ 304. Il se forme en ajoutant au singulier la terminaison 2°. Il n’y a que cette forme pour les deux genres. (Quant aux
modifications qui en résultent pour les voyelles, voy.$ 332; 343 etc.) — Ex. 7) main, DT les deux mains ; DŸ [masc.] jour, D9727 un temps de deux jours; #5 [fém.] paume, 52 les deux
paumes.
$ 305. Si le mot porte la terminaison du fém. 5 , elle
est remplacée, comme devant les suffixes ($ 326,b), par l’ancienne terminaison A __, dont le __ devient __ parce qu'il se
trouve placé en syllabe ouverte ($ 88, a); ainsi: F129Ù (lèvre), id rt D'noù.
HER "1 6 ; 1. La terminaison n— perd sa voyelle: AU3, DAT: (paire de chaînes ).
s \ HANES OS 2. Les mots EYA (eau), 2% (cieux) n’ont que l’apparence du duel; en réalité c’est le pluriel, avec rétraction du ton, des mots 2 et ‘2%, qui ne sont plus usités au singulier.
4 b: . û 3. DENT n'est pas non plus un duel, mais la prononciation dilatée de l’ancienne forme 22ÿ11 (comp. $ 51, c)
$ 306. Le duel s'emploie de préférence pour des choses qui par leur nature impliquent l’idée de la dualité. Cela ne s’applique pas seulement aux membres du corps, comme D'TN (oreilles), D'in (reins), mais aussi à des choses inanimées qui forment une paire ou se GOIPOSNL de deux parties égales, comme D°0ÿ) (paire de ARE D'ÈTNe (balance), ou que l’on pense comme unité: D'NIU (biennium).
1. Combiné avec un nom de nombre, le duel ne prétend pas ajouter l’idée de redoublement au chiffre indiqué: D°232 vo (Es. 6,2), par ex., ne sont pas six paires d'ailes, mais six ailes; on n’emploie le duel, en pareil cas, que parce que les aïles se présentent naturellement à deux. Même avec un nombre impair: D°31ÿ ny2% (sept yeux) Zach. 8,9 ; comp. 2272722 (tous les genoux) et Dv37 752 (toutes les mains) Den ÉGE
2. Les noms qui désignent les parties paires du corps forment quelquefois, à côté du duel, qui a le sens propre, un pluriel, qui
rail