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DISPOSITION DES MOTS

qui les caractérise, c’est que l’attribut, au lieu d’être représenté

par un nom, est remplacé par une proposition entière.

1) Cette proposition peut être en elle-même une proposition nominale; par ex. a mata pr Où (cela aussi, c’est vanité) Eccl. 2, 23; Fn°2 02172 non (la cigogne, les cyprès sont sa demeure) Ps. 104, 17. (Voy. 8 464, 1.)

2) Mais elle peut même être une proposition verbale, c’est à dire qu’elle peut consister en une forme verbale, laquelle est suffisante pour former à elle seule une proposition, puisque elle renferme le sujet; par ex. NYN ’2N1 (et moi, je sortirai) 1 Sam. 19, 3;

RE TE ol 120. ==)" = Inn) {et Roboam ...\ régna sur Juda) 1 Rois 14, 21.

Même dans ce dernier cas, malgré la forme verbale, la phrase est rangée sous les propositions nominales, par la raison qu’elle commence par un nom (a, 1). Car ceci posé, on doit s'attendre à ce que l’attribut soit également un nom; or, quoique ce nom $e trouve être remplacé par une forme verbale, la phrase n’en est pas moins censée avoir un nom pour attribut. (Voy. $ 462, b.)

IIT. De la disposition des mots dans la phrase.

S 460. L'ordre dans lequel les mots se succèdent dans la phrase est un ordre tout naturel. Le mot principal occupe la première place; les autres le suivent dans l’ordre de la valeur qu'ils ont pour le sens. Les particules, qui par leur signification sont étroitement liées à certaines parties du discours, prennent la place qui leur est ainsi assignée.

Ces principes trouvent leur application dans les règles suivantes.

$ 461. Le sujet est naturellement la tête de la proposition; aussi est-il de règle qu’il occupe la première place dans les propositions nominales (comp. $ 459,a); par ex. DIN 70 TVAŸ

(Siméon et Lévi sont frères) Gen. 49,5; de NO NAN (tu es un asile pour moi) Ps. 32, 7.

1. Mais si c’est un adjectif qui forme l’attribut, c’est lui qui précède, étant regardé comme exprimant l’idée dominante. Cela sert en même temps à distinguer son emploi comme attribut de son emploi ordinaire à côté d’un substantif. — Ex. ñi7? F3) O1

(Z’Eternel est compatissant et miséricordieux) Ps.103,8; 219 rag' 09 210 (renom vaut mieux que bonne huile) Ecel. 7, 1.

2. Par la même raison l’attribut précède souvent le pronom personnel qui exprime le sujet; par ex. DRK Dv?a7 (vous êtes des espions) Gen. 42,9; Y53N TT NE) THEN (je suis une femme d’un esprit attristé) 1 Sam. 1, 15.

$ 462. Pour les propositions verbales la règle est la même en principe. Mais ici l’hébreu présente une particularité.

a. Comme chaque personne du verbe porte l’idée d’un sujet dans sa forme même ($ 457, b), c’est ordinairement le verbe qui se trouve placé en tête, et le nom qui exprime le sujet le suit comme apposition explicative: VONT San (Ps. 97, 1) qu’elle tressalle savoir la terre que la terre tressaille. En théorie c’est donc toujours l’ordre normal des membres de la proposition; mais pour l’analyse pratique on arrive à la disposition suivante; verbe, sujet, puis régime et autres parties accessoires du discours : riaul PrL? he TU SRE NN ET TIX (et Abraham donna tout ce qu "il avait à Isauc) Gen. 95, 5.

b. Par la même raison, lorsqu'un sujet précède le verbe, position qu'on lui donne pour le mettre en relief, il ne doit pas être regardé comme correspondant strictement au sujet de nos phrases; au point de vue de la grammaire hébraïque il a plutôt la position de ce qu’on appelle un nominatif absolu ($ 464), et la proposition se construit selon $ 459, b, 2. — Ex. NT) FT (Gen. 1,2) et la terre, elle fut = et la terre fut; nn) y) NS (1 Sam. 13, 19) et un forgeron, à ne s'[en] trouvait |

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