IV. De l'accord de l’attribut avec le sujet
$ 465. La règle générale et naturelle est, en hébreu comme dans nos langues, que l’attribut s'accorde, autant que les formes le permettent, avec le sujet en nombre et en genre.
Il y a cependant quelques remarques à faire sur l’application de ce principe:
a. Lorsqu'un pronom démonstratif, étant sujet, a un substantif pour attribut, c’est lui qui s'accorde avec ce substantif (comme en latin: hœ sunt generationes); par ex. "2 nTPin F2N (cellesci sont les générations de Noë) Gen. 6, 9.
Mais il se trouve aussi des constructions moins exactes, comme: in? NY 1) EN (les sacrifices de l'Eternel... tel est son héritage) Jos. 13, 14.
b. L’attribut d’un sujet au duel se met au pluriel, le verbe, l'adjectif et le pronom n’ayant pas d'autre forme. — Ex. #4 U22 HE . TIN2 (combien sont beaux les pieds... du messager de bonnes nouvelles) Es. 52,7; N127 No 0 | (et les yeux
de Léa étaient délicats) Gen. 29, 17.
ce. Avec un sujet féminin l'accord est facilement négligé; par ex. N 21 V9 MANN (et les places de la ville seront remplies) ia Cr :
Zach. 8, 5.
Surtout si le sujet n’est pas exprimé à part mais renfermé dans le verbe, il peut arriver que la forme verbale, quoique se rapportant à un sujet du genre féminin, emploie le masculin. — Ex. Dnvwy [pour Jn70Y] (vous avez fait) Ruth 1,8; 0% 7°2N YANN [pour 79] (et 01 lui dit: tiens-toi) Juges 4, 20.
d. D'ailleurs cette règle générale est sujette à plusieurs exceptions, pour deux causes plus ou moins particulières à la langue hébraïque.
La première de ces particularités est que Mia néglige facilement le rapport strictement grammatical en faveur du rapport logique, lorsque l’un n’est pas identique avec l’autre (con-
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structio ad sensum). La seconde consiste en ce que l’attribut a souvent sa position assignée au commencement de la proposition ($ 462).
S 466. La construction plutôt logique que formelle se présente dans les cas suivants:
a. Un substantif singulier, mais dont la signification ou l'emploi implique un sens collectif, est souvent joint à un attribut pluriel.— Ex. 927 00 11 min (etle peuple lui répondit) 1 Sam. 17,30; M2 DS apart (et les hommes de Bethshémès moissonnaient) 1 Sam. 6, 13: M'A ni UN VENT? (et les hommes de Juda dirent) Juges LATOE même avec un substantif féminin désignant une pluralité d'hommes: D°13ÿ DPnT 521 DDR YINTIT 221 (ef tout le pays pleurait et tout Le Deuple passait) SAN 20 02 AC 252 17 1220 NÜN (à cause de la guerre [— des ennemis] qui l’entou: rèrent) 1 Rois 5, 17; sing. et plur.: On IN)... Sn NY] (et Israël vit... , et le peuple craignit) Exode 14, 41:
b. Un substantif pluriel peut être joint à un attribut au singulier.
Cela se rencontre le plus souvent lorsque la forme du plu-
riel est destinée à exprimer la dignité ($ 526, b), ainsi toujours avec © TN 1), de même avec le plur. de TITN (seigneur) et de
Spa (maître): par ex. FA ; PSN 5: CT TSTN (leur seigneur était tombé à terre mort) Juges 3, 95 : ; bpa np | et son maître l’acceptera) Exode 22, 10.
1. Les pluriels qui désignent des animaux, des membres du corps, des choses, ou des idées abstraites ont parfois leur attribut dans la forme féminine du singulier, le féminin servant à exprimer le sens neutre.— Ex. 112n 172 ND (les bêtes du champ brament)
1) L’explication des motifs pour lesquels DYTN est construit avec le pluriel dans quelques passages, comme Gen. 20,13; 35, 7, est du ressort de l’exégèse.