IMPÉRATIF
Arr. IV.
De l'impératif.
S 493. L’impératif désigne, comme dans toutes les langues, un ordre, une demande; par ex. Gen. 6, 14; 18, 6; Ps. 4, 2 etc. — Le } paragogique ($ 139) y ajoute une nuance d'encouragement ou d’exhortation; il en est de même pour la particule NJ, laquelle cependant prête à l’impératif, selon les circonstances, un ton suppliant ($ 487, a); par ex. Ps. 6, 5; 2 Rois 5, 22 etc.
La négation se sert de l’aoriste (jussif si la forme le permet), selon $ 487, c; par ex. Exode 3, 5; 1 Sam. 9, 20.
$ 494. De même que l’aoriste par sa nature peut tenir lieu de l’impératif ($ 481, a), celui-ci de son côté peut être employé
dans le sens du futur :
a) pour énoncer une promesse d’une manière très positive; par ex. He . io VAN (et je te dis... : sois vivante) Ezéch. 16, 6;
b) s’il se rattache par le * copulatif à un autre impératif ou à un aoriste (jussif) dont il indique l'effet (comp. $ 485, 1); par ex. PA UT NNT (faites ceci, et vous vivrez) Gen. 42, 18; PA Mo DD? jou D } mA (retire-toi du mal et gs le bien, et tu demeureras à jamais) Ps. SA 1272 auz: …. 12TIN (Je te bénirai..…. et tu seras une bénédiction) Gen. 12: 9: e RTE pot ne NS ( que l'Eternel vous accorde que vous trouviez le repos) Ruth 1,9; Ps. 198, 5; Gen. 45, 18.
Il y a d’ailleurs des passages où ce \ entre deux impératifs a simplement le sens additionnel lcomp. Ps. 87, 27); par ex. DYPN 772 NY) (bénis Dieu et meurs!) Job 2,9; 272 Ÿ2 727) D) on (commence, prends possession et fais-lui la guerre) Deut.2,24. Dans ce cas le second des impératifs peut être remplacé par un parfait consécutif (8 479).
ART. V
De Pinfinitif.
$S 495. L’infinitif en général exprime l’idée du verbe sans y ajouter n1 celle du temps ni celle de la personne. Il représente donc le verbe sous la forme d’un substantif: il est un substantif verbal. On distingue l’infinitif absolu et l’infinitif construit ($ 127).
Aussi la formation de l'infinitif suit-elle les règles établies pour le nom (comp. $ 289, no 2, 7; no 7 etc.).
À. Infinitif absolu.
$ 496. L’infinitif absolu exprime l’idée du verbe représentée isolément, sans liaison grammaticale avec le reste de la phrase. 1. Ce n’est que dans peu de passages qu’il tient la place d'un régime direct; par ex. 212 121 V32 DIN np (Jusqu'à ce qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien) Es. 7, 15; 551 NS DPYT (il ne peut pas se calmer) Es. 57, 20. Comp. Es, 5, 5.
2. 11 peut cependant avoir lui-même un régime direct; par ex. "Y"22 DAT (vouer à l’anathème toute ville) Deut. 3,6; Es. 22, 15.
3. Sur les cas exceptionnels où il est suivi d’un substantif sujet, voy. $ 500, rem.
$ 497. L’infinitif absolu s'ajoute au parfait ou à l’aoriste, moins souvent à l'impératif, du même verbe pour en mieux faire ressortir l’idée. Il en résulte une construction que nous ne pouvons rendre que par un adverbe ou une tournure adverbiale.
S 498. a. Lorsqu'il précède le verbe personnel, il indique que le verbe doit être pris dans toute la force de sa signification, pour lui donner plus de sévérité ou d'urgence, plus d’aplomb, le mettre en contraste avec un autre verbe etc. — Ex. M2A rabte
(u mourras Me Gen. 2, 17; LaRes ea (il a demandé
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