INFINITIF CONSTRUIT
B) C'est dans ce sens que l'infinitif avec ? est étroitement lié au verbe précédent pour en déterminer le sens. Cela se rencontre particulièrement avec des verbes qui expriment l’idée de commencer, continuer, cesser où celle de vouloir (consentir à), ordonner, pouvoir (être capable de), tâcher. — Ex. 37? DINT On 2 (lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier) Gen. 6, 1; Non? Ctebà) (et à continua à pécher) Exode 9,34; MY7 Ni322 7 (ef ils cbr de tetiril ville) Génalt;s; Drou Tan N? (et il ne voulut point les laisser aller) Exode 1027; ny nn : nIL” HR (que l'Eternel a ordonné de faire) Exode 5541; D2nN PET? ÉSDTeS (al ne peut pas vous délivrer) Es. 86, 14; TA TnN NES DPAN (et à chercha à tuer Moïse) Exode 2, 15. — D'ailleurs ces verbes peuvent aussi être complétés par un infinitif sans æ voy. $ 901, 1.
T) Par une liaison semblable l’infinitif avec ? se joint au verbe précédent à la manière et dans le sens d’un complément adverbial. Nous le rendons alors par le participe avec en ou par une tournure adverbiale. — Ex, PIN INT. .PNTIDIN (et ils tentèrent Dieu. en demandant de la nourriture) Ps. 1915: nioys Ovi F2 NTI2TTUN bre Dieu avait créée en faisant — faite en créateur) Gen 2, 8: pins PaDVT (tu as bien vu) Jér. 1, 12; nioye 29737 (a a fait de grandes choses) ; NYPDT D. MDY (dl agit en Joël 2, 20. 26. — La locution la plus fréquente de ce genre est *AN? ($ 92, c), dont la signification (en disant) est souvent réduite à celle d’un adverbe servant à introduire la parole de quelqu'un: Ÿ2N? VON? (et 1 dit ainsi).
Ô) Lorsque l'infinitif avec ? est précédé du verbe ñ3%7, ? exprime le sens de prêt à, propre à, appliqué à. — Ex. N\2? DADT 7 (et le soleil allait se coucher) Gen. 15, 12; 1302 127 NT (et la porte était à fermer — on allait fermer la porte) Jos.2 2 5; Ov F2N CAE NII (et dl s’appliquait à chercher Dieu) 2 Chron. 26, 5. — Avec v [$ 515 8]: 2 Rois 4, 15.
Le verbe ñn%1 est parfois omis: ñ? nnye 1 (qu'y a-t-ùl à faire pour elle?) 2 Rois 4, 14 Dans ce cas nous traduisons souvent la tournure comme une simple périphrase du temps personnel: \9-n32? DNTIN (1 se coupe des cèdres) Es. 44, 14; Es. 21, 1; 1 Sam. 14, 21.
3. Le préfixe ($ 441) renferme le sens privatif et indique que l’action du verbe ne peut ou ne doit pas avoir lieu. — Ex. Ri2% n72752 720 (foute maison est fermée, qu’on n’y entre pas) Es. 24, 10; DINYA V3D DD)... fau \3TN OON (qui bouche son oreille pour ne pas entendre …et qui ferme ses yeux pour ne pas voir) Es. 33, 15. 19.
Quelquefois l’infinitif du verbe ñY%7 est omis, et, au lieu de dire ni (comp. Jér. 81, 36), le 2 est ajouté immédiatement au subs-
tantif suivant. Il en résulte une construction encore plus elliptique (comp. $ 522), comme 7227 TON) (7 d'a rejeté d’être roi, Toù 19 lv faceèéa) 1 Sam. 15, 23; 39 1379793 (exterminons-la de [l'existence comme] peuple) Jér. 48, 2.
4. Une phrase commencée par un infinitif avec une préposition se continue très souvent par le temps personnel; nous rendons cette construction en intercalant une conjonction. — Ex. 1DATTN21. Darÿ-27 (parce qu'ils ont ahandonné.…..et [qu']ils n'ont pas écouté) Jér. 9, 12; FEV n272 von un LE fl P2N2 (comme la langue de feu dévore le chaume et [comme] l'herbe sèche s’affaisse dans la flamme)
Es. 5, 24.
$ 506. Mais l'infinitif construit, tout substantif qu'il est,
n'en conserve pas moins son caractère verbal, grâce auquel il peut être accompagné de son régime et de son sujet.
$ 507. L’infinitif est suivi de son régime, direct ou indirect, comme toute autre forme verbale: Mara (boire du vin) Jér.
35,8; Di nr Qr n2 nn° (en leur donnant l'héritage des natons) Ps. 111, 6: Gen. 24, 30.
1. L'infinitif ne prend pas seulement des prépositions (comme substantif) en même temps qu'il est suivi {comme verbe) d'un régime direct, mais il peut aussi se trouver à l’état construit ou porter un suffixe tout en ayant un régime; par ex. 77 NAN >N JDI-NN (parce que l'Éternel aime Israël) 1 Rois 10, 9; 752 ‘DND 721 (que Je porte de l’opprobre à cause de toi) Jér. 15, 15; Deut. 7, 8.
2. Cette faculté de prendre un régime direct se trouve encore avec des formes qui sont entièrement devenues des substantifs, mais dont l’origine est celle d’un infinitif; par ex. 11 21) 1237 Y» (l'arbre de la connaissance le bien et le mal) Gen. 2. 9; Jér. 22, 16; NY? AN (à me craindre) Deut. 4, 10. Fe
S 508. Le régime direct peut s'attacher à l’infinitif comme suffixe : neue: n12yS (pour la cultiver et la garder) Gen. 2215: ND? TI [S 505, 2, d] (que ta main soit prête à me secourir) .Ps.119,:173; Ps. 19,42.