L'infinitif peut donc prendre un suffixe soit comme subs
tantif, le suffixe exprimant alors le pronom possessif {$ 503), soit comme verbe, le suffixe exprimant son régime direct.
2. Ordinairement c’est la 1° pers. du sing. qui s’attache ainsi comme régime à l’infinitif, tandis que les autres personnes préférent la liaison avec "NN; cette 1re pers. sing. prend alors la forme du suffixe verbal 3-2 ($ 157), tandis que le suffixe comme pronom possessif revêt la forme qui s'attache au nom (7); ainsi: 31} me secourir, mais N12 (Ps. 4, 2) mon action de crier.
$ 509. Le sujet de l’action qu’exprime l’infinitif, lorsqu'il est indiqué, se met:
a) au nominatif (comp. $ 500, rem.): Le ALES Mn 72 i) {quand l’Eternel...t aura donné du repos) Deut.25, 19: ee bar 1? 27725 | (que chez vous tout mâle se fasse circoncire) Gen. 34, 15;
b) au génitif (l’infinitif étant à l’état construit); ce sont les cas des $ 502, b et 5083.
1. Dans beaucoup de cas la forme de l'infinitif et la disposition des mots n’offrent pas d'indices décisifs pour distinguer si le sujet est censé se trouver au nominatif ou au génitif; par ex.
70" È3 OYIN n29... 2277 {qu'il est bon... que des frères demeurent ensemble) Ps. 135, 1; 172? DIN 0 2127 ND (il n'est pas bon que l'homme soit seul) Gen. 2, 18; DY7 ning? 212 JN1 (et n’y avait pas d’eau pour que le peuple püt boire) Exode OS À
2. Si l’infinitif est suivi et du sujet et du régime, c’est le sujet qui précède: Ya) VIN Din min nf D\2 (au jour où l'Éternel Dieu fit la terre et les cieux) Gen. 2, 4; Es. 10, 15; 15, 19; le sujet comme suffixe: "VIN TN? FÜN NAN & FAN AA 210 (4 vaut mieux que je te la donne que de la donner à un autre homme) Gen. 29, 19.
ART. VI
Du participe.
$ 510. Le participe exprime l’idée du verbe non pas comme mouvement, comme se passant (ce qui est la fonction du temps personnel), mais comme état tranquille, comme durant plus ou moins longtemps, sans y ajouter ni l’idée du temps, ni celle de
1) Si l'infinitif était à l’état construit is au génitif), if faudrait qu'il y eùt nana:
la personne. Il exprime donc l’action comme formant une qualité (passagère ou perpétuelle) du sujet, et se rapproche par conséquent de très près de l'adjectif verbal (comp. $ 146, 2) et du substantif.
1. Pour ce qui regarde le temps, le participe se rapporte, selon le sens de la phrase:
«) au présent: 9297, RÉ (qui pardonne, qui guérit) Ps. 103,3;
B) au passé: NY VO (qui avait fait sortir) Juges 2, 12;
7) au futur: Y28n722 (quiconque l’entendra) Gen. 21, 6; futur antér. : 179) VEN1 VAN (son père et sa mère qui l’auront mis au monde) Zach. 13, 3. — Comp. $ 515.
2. Le participe passif par sa nature se rapporte ordinairement au passé: cependant il peut viser le futur, dans le sens d’un vœu: 7172 {béni soit) Ps. 28, G etc. ; MN (maudit soit) Gen. 3, 14 etc., ou bien pour exprimer ce qui doit se faire: N'3 (à craindre) Deut. 7, 21 etc. ; PP (digne de louanges) Ps. 18, 4; 2973 (à estimer) Es. 2, 22.
$ 511. Le participe a donc, comme l’infinitif, une position double: il est à tous égards un nom, tout en conservant un cer-
tain Caractère verbal.
$ 512. Comme nom (subst.) il peut se mettre à l’état construit Sing. et plur.: nn 712 (sacrificateur de l'Eternel) 1 Sam. 14, 3; PIX" D'a (les bergers d’ Isaac) Gen. 26, 20; g'ana *2HN? (à ceux qui aiment ta loi) Ps. 119, 165.
C’est là l’une des deux manières dont l’objet de l’action se joint au participe; par ex. NX 11ÿ (berger de [qui fait paître le] menu bétail) Gen. 4, 2; D23 NIV (restaurant l'âme) Ps. 19, 8.
Ainsi on dit même ia vpn (qui EE à la fosse) Prov. 1, 12; 1? ND3 (pardonné quant au péché) Es. 33, 24.
$ 513. Mais le participe peut aussi, grâce à son caractère verbal, être suivi d’un régime direct ou être lié à son objet par une préposition: 17 NN 2°N LU 2riN (aimant, haïissant David) 1 Sam. 18, 16.29; HT NN NIV (servant l'Eternel) 1 Sam.
All MDN 92 DUVr DV2 DT (qui surveillaient ceux qui travaillaient à l’œuvre) 1 Rois 9, 23.
$S 514. Quant aux sufixes, conformément aux deux paragraphes précédents, ils s’attachent au participe des deux manières suivantes :
a) comme à un substantif (dans le sens du pronom possessif) : V9 (mon berger) Ps. 23, 1; anis (mes serviteurs) Jér. 33, 21; 2722 (ceux qui te bénissent) Cons PONOE 727 (ses serviteurs) 2 Rois 10, 19;
b) comme à un verbe (en régime direct): 30Y (qui m'a fait) Job 31, 15; Dyan (qui les fit monter) Es. 63, 11.
$ 515. Quant à la construction, le participe a souvent la position de l’attribut, dans des propositions qui renferment l’idée du verbe être ($ 457, a). Il exprime alors:
a) le présent; c’est ce qui se rencontre le plus souvent, surtout QUE énoncer une vérité, constater un fait, un état des choses: Et 5 NT TAN 0 nan (l’ange de l’Eternel campe ete.) Ps. 34,8; Or a PT | (Dieu sait) Gén e5:e Sam. 2:
b) le passé; RONA... MSN (et Adonia….s’éleva) 1 Rois 1, 5; surtout pour des actions d’une certaine durée ou simultanées à d’autres, de manière à correspondre à notre imparfait: NY QU? (ef il était assis) Gen. 18, 1; 729 239 NI NI 75772 JDN (parce qu'il allait…..et il était monté sur son ânesse) Nomb. 22, 29 : 185am. D9:
c) le futur: VPN DAV (nous allons détruire) Gen. 19,13; surtout en style poétique, avec 1271 ($ 458, b, 3): ...; RATRUE 12 VO (voic.…l'Eternel….va ôter) Es. 3, 1; 727 ; Sy SN nr (voici, je vais faire une chose) 1 Sam. 3, 11; NP D (voici, j'appellerai) Jér. 1, 15.
1. Si le sujet d’une phrase semblable est un pronom personnel, surtout celui de la 3e pers., il n’est pas toujours exprimé; par ex. Dp2 2 (qu’il cherche) 1 Sam. 20, 1; PDA (et d domine) Ps. 29, 29; 66, 7.
2. Le verbe n)3 se trouve parfois ajouté, surtout pour exprimer notre emparfait (voy. b}: HIMITNN DVI DNDEDN (vous avez [constamment, à plusieurs reprises] irrité l’Eternel) Deut.9,22; 9 n32 952 (et il se mit à bâtir une ville) Gen. 4, 17; nu M7 9230) (et le jeune garçon était au service) 1 Sam. 2, 11. -- C’est surtout dans l’hébreu d’une date plus récente et dans les écrits des rabbins que cette maniére d'employer ñY7 est fréquente, de manière à former simplement une périphrase du verbe personnel.
3. Le verbe m5 est quelquefois remplacé par ®*, auquel le sujet, si c'est un pronom personnel, s'attache en suffixe, comme à NT: MIMITNN DVATIN DOUYT (si vous aimez l'Eternel) Deut. 13, 4.
4. La négation, dans les phrases de ce genre, s'exprime par PN; par ex. 373 JN 72 (de la paille n’est pas donnée) Exode 5, 16;
5. Lorsqu'une phrase commencée par un participe se continue par un parfait ou un aoriste, il nous faut en traduisant insérer le pronom relatif; par ex. /11 5n°1 Cul VIT (qui me ceint de force, et [qui] rend etc.) Ps. 18, 55.
Arr. VII.
Du régime direct.
À. Du regime direct simple.
$ 516. Les verbes transitifs ont le régime direct (l’accusatif, $ 553): DE UT NN N°2 (i créa les cieux).
1. Cependant tous les verbes qui sont transitifs dans une langue ne le sont pas nécessairement dans telle autre. Ainsi il y a en hébreu des verbes demandant le régime direct, qui en français se construisent avec une préposition (comp. $ 517); par ex, 13% répondre à (Gen. 23, 14 etc.), 982 porter bonne nouvelle à (2 Sam. 18, 19), W2?> se revêtir de (Ps. 104, 1), 299 être garant pour (Gen. 43, 9), SN3 commettre adultère avec (Jér. 3,9); comme d'autre part il y a des verbes, transitifs en français, qui en hébreu prennent de préférence une préposition; par ex. choisir: /2 12 (Nomb. 16,5); baiser: 7 PO (Gene