Plusieurs noms sont de genre commun; par ex. 23 bn
(cinq bœufs) Exode 21,37, et all ia 17 9229 (les bœufs étaient à labourer)
Job1,14; DYN2 ni nan] (et ne venir des chameaux) Gen. 24, 63, et
N\p%3%A y (des chamelles à lait) Gen. 32, 16.
Dans le Pentateuque 2921 se dit des deux sexes; par ex. 132 72]
(un petit garçon pleurant) Exode 2, 6 ete., et 237 VA) (et la jeune fille
courut} Gen. 24,28 etc. — Dans les autres livres le féminin est dis-
tingué par la terminaison: 1123 (Juges 19,4 etc.), forme que les masorètes mettent comme geri dans les passages du Pentateuque.
2, On regardait évidemment les membres (et de là les outils), vu leurs fonctions de serviteurs, comme occupant une position inférieure, à laquelle convenait le genre féminin; comp. les mots pour des choses élémentaires, comme TN (feu), 1 (vent).
3. La patrie, pays ou ville, est regardée comme mêre de ses habitants, les villes comme filles du pays ou de la métropole, sœurs entre elles etc. — Mais le même nom propre, féminin comme nom du pays, peut aussi être construit comme masculin s’il dé-
signe le peuple; par ex. BŸ3N NE?L (et Edom sortit) Nomb. 20, 20; comp. Lament. 1,3 avec Es. 3,8.
4, Le féminin, dans le sens du neutre, sert assez souvent à exprimer des idées collectives; par ex. Aÿ?X7, NTI, AN?737 (ce qui est boiteux, chassé, éloigné) Mich. 4, 6.7; n332 (nuages compactes) Job 3,5; n3y%01 JYW (toute sorte d'appui) Es. 3, 1.
ART. Il.
Du nombre.
À. Singulier.
$ 525. Les substantifs de signification collective ou qui désignent une matière, somme NX (petit bétail), n 2} (feuillage), 2h17 (or) etc., ne se présentent qu’au singulier ($ 302). — Il en est de même, dans la plupart des cas, pour les noms de peuples avec l’article ($ 528,4); par ex. 93033" (les Cananéens) Gen. 12, 6 etc. js
Cependant plusieurs de ces substantifs se mettent au pluriel lorsqu'il s’agit d'envisager l’ensemble dans ses détails, d'indiquer les parties dont se compose la totalité, les pièces formées de la matière, les effets divers dans lesquels l’idée du substantif se produit. — Ex. 190 (orge), BY HEIN (un épha d'orge) Ruth 2, 17 (comp.: frumentum et frumenta); DT AY1T (is ont semé du froment) Jér. 12,13; 27202 (leurs pièces d'argent) Gen. 42,25; ESY [morceaux | de bois) Gen. 22, 6. 7; (poutres) 1 Rois 5,32; Néh. 8,15; 017 (sang | versé) Es. 9, 4; (coulpe de meurtre) 2 Sam. 21, 1; Lév. 20,9; N\p7X (des allures droites) Ps. 11, 7.
B. Pluriel.
$ 526. Le pluriel en hébreu n’indique pas seulement, comme dans toutes les langues, la pluralité, mais il sert aussi à exprimer la grandeur ; Savoir:
a) Le pluriel sert à indiquer l'étendue, soit dans l’espace, soit surtout dans le temps. Beaucoup de mots de ce genre ne se ren-
$ 526-527. — PLURIEL — 219
contrent pas au singulier ($ 302). — Ex. DA0 (cieux), YA (eau), 039 (face), DM (vie), DYN3 (jeunesse), DYJT (vieillesse).
Cette notion du pluriel va quelquefois jusqu’à celle d’une idée
abstraite désignant un état durable, se répétant ou ayant atteint
sement); D3VEN | fidélité); DanX (amours); N291n per ême nn Dé 9819: np (vengeance entière) 2 Sam. 4, 8.
b) Le pluriel s'emploie comme forme de distinction, pour exprimer l’idée de la dignité, hauteur, puissance (pluralis majestaticus, excellentiæ).
Ainsi D 1x, plur. de FIN. ne désigne pas seulement les dieux des païens, mais C’est aussi la forme ordinaire pour parler du vrai Dieu. — Le pluriel de TTIN ne désigne pas seulement les seigneurs (par ex. no D'STN des seigneurs autres que toi, Es. 26, 13), mais il s'emploie fréquemment dans le sens du singulier; par ex. D? DYSTN (un seigneur dur) Es. 19, 4 ; NT VONT NT TN (l'homme seigneur du pays) Gen. 42, 30. — Sur la forme VJTN (Seigneur), voy. $ 298,2
HACe Del SARA s sono aussi à d’autres pen par
(la acte de son aa e) Es.1,3; 20 . (Dieu mon she ïk ob 39, 10: 70p 77252 (ton époux est ton Ai Es. D4, 5 2. Quant au pluriel de deux substantifs liés par l’état construit,
voy. $ 545.
Arr. ITT.
De Particle.
$ 52%. a. L’artiele hébreu ($ 413 et suiv.) est exclusivement article défini.
1. Notre article indéfini ne s'exprime pas; par ex. 117 UN (7 était un homme) Job 1,1. —IlI y a cependant quelques passages où l’on y a suppléé par TN; par ex. TAN UN 7771 (eé à] était un [certain] homme) 1 Sam. 1,1. — Quelques cas isolés où l’article (défini)
peut paraitre le remplacer sont douteux et contestés; par ex. "NT, 2179 (Ze lion, l'ours) 1 Sam. 17,34 peut s’expliquer à l’analogie du $ 528,5; 237 Nomb. 11,27 peut se traduire par le valet. Comp. les commentaires sur Exode 2, 15, 1 Sam. 1,4 etc.
2. Il paraît que l’article avait originairement la valeur d’un pronom démonstratif (ce, cette), qui dans l’usage fréquent aurait perdu une partie de sa force et de son individualité comme mot à part. Les traces s’en retrouvent encore dans les locutions D, n2%20, DYET (ce jour, cette nuit, cette fois) Gen. 4, 14; 19,5; Exode 9,27 etc.; de même dans quelques passages où l’article remplit la fonction d’un pronom relatif, destiné à souligner le mot auquel il est joint: lui qui (comp. $ 529, c,exc.); par ex. DVTATAT (ceux qui sont désirables) Ps. 19, 11; HAN n)?30 231772 (le füs de l'étranger, qui est attaché à l'Eternel) Es. 56,3; même avec le verbe personnel: HDINS MIT 72 (ion peuple, eux qui se trouvent ici) 1 Chron. 29, 17; Esdr. 8, 25. ;
b. Les mots qui peuvent prendre l’article sont: les noms, substantifs et adjectifs, et les participes.
L'infinitif ne le prend pas; le pronom démonstratif, seulement dans un cas particulier, voy. $ 531, b.
S 528. L'article s'applique en général dans les mêmes cas que dans nos langues pour déterminer un nom. En style poétique cependant il est souvent omis.
L’aperçu suivant sur l’usage de l’article en hébreu servira en même temps à marquer quelques cas où son emploi est spécial à cette langue. L'article hébreu s'applique dans les cas suivants:
1. Ainsi que dans nos langues, aux mots qui désignent une certaine personne ou chose dont la notion est définie soit par le discours précédent ou suivant, soit par le fait qu’elle est la seule de son genre; par ex. ans N92n (êu feras entrer dans l'arche) Gen. 6,19; VEN NT VIEN (heureux l’homme qui) Ps.1,1 ; 720, D'AUT (le roi, le soleil) etc.
2. De même aux mots qui sont définis par la nature même de leur signification, en ce qu'ils expriment:
a) une idée abstraite (comp. $ 524, d. e); par ex. AY (la méchanceté) Es. 57,1; 7970 nin170Ÿ (auprès de l'Eternel est la grâce) Ps.130,7 ; 290 YY (l'arbre de la vie) Gen. 2,9; même DE *YIN (gens de renom) Gen. 6, 4; |
tt Été sub de D
B) un élément, une matière; par ex. Pb 521 (la rosée tombe) 2 Sam. 1712: DNTTDY DT (et ils jetteront au feu) Jér.22,7; 9177 a heaLe bats (Je t'ai élevé de la poussière) 1 Roïs 16,2; Aggée 2,8; mais aussi audelà des limites de notre usage: n'APD 72, A0 NOEL (le pot de farine, la cruche d'huile) 1 Rois 17, 14; 595 093 {coupe de vin) Jér. 25, 15; 27729 5022 1392 FN 722 DIN) (ef Abram était très riche en bétail, en argent et en or) (en. 18, 2. |
3. Dans les comparaisons, même dans les cas fréquents où nous mettons l’article indéfini; par ex. 27382, 32%), Von), VAS2 (comme le cramoisi, comme la neige, comme l’écarlate, comme la laine) Es. 1, 18; VE72 (comme l'herbe) Ps. 90,5; 2312 N2? [ils entrent... comme le voleur) Joël AN San na52 nu Po un agneau qui est mené à la boucherie) Es. 53, 7.
Exception. L'article ne s'applique pas si le mot comparé est déjà défini d’une autre manière (comp. $ 529), savoir: par l’état construit: 27 ?D2 (comme la rosée d'Hermon) Ps.133,3; Ps. 78, 57; par un suffixe: DDYAND (comme leurs pères) Ps. 78,57; par un adjectif ou un participe: US ANS (comme un arbre verdoyant) Ps. 37, 35 ; png Y22 (comme un arbre planté) Ps. 1,3; comp. 11222 TN Hope un cèdre au Liban) Ps. 92, 15.
4. Lorsqu'un mot au singulier est pris dans un sens collectif: PYIXU (le juste) Es. 57, 1; VE (au méchant) Ps. 32,10; DIN (les hom-
mes) Gen. 6,1; en particulier les noms de peuples: *D12%7, TN (les Jébusites, de Amoréens) etc. ($ 525).
5. Lorsqu'un mot se dit d’un individu comme du représentant par excellence de tout son genre; par ex. NV, N°72 [le voyant, le prophète) 1 Sam. 9,9; DINT (l’homme: Adam).
Cela s'applique à un assez grand nombre de mots concernant la géographie ou la religion, qui sont devenus plus ou moins des noms propres; par ex. V3 (le fleuve: l'Euphrate), 9937 (l’arrondissement: la Galilée), nai (la plaine du Jourdain); 2 NT (le vrai
LPS ral
Dieu), 3287 (l'adversaire: Satan), 2927 (le maître: Baal).
6. Pour relever le mot, si toutefois c’est un nom appellatif, par lequel on s’adresse à quelqu'un (expression du vocatif, $ 537, a): DAT AIN (écoutez, Ô cieux) Deut. 32,1; 273277 (0 vieillards) Joël 1,2; Juges 3,19; Zach. 8, 2. — Ce n’est que par exception que l’article est omis dans ce cas; par ex. WAY (6 soleil) Jos. 10,12; VX Job 16,18. — Les noms propres au contraire ne prennent jamais l’article pour marquer le vocatif ($ 529, a).
S 529. L'article ne s'applique pas aux noms qui sont déjà déterminés (comp. $ 554), c’est à dire:
a) Aux noms propres: } 1) he) TN, Dour.
Exceptions: 1. Les noms, Sur ul géographiques, dont la signification appellative prédomine ($ 528,5) conservent l’article: pepe (le verger), 37% (le courant) etc.
2. De ee les noms patronymiques ($ 528,4): 7%23749, 2297 etc. | b) Aux noms qui se trouvent à l’état construit (comp $ 530):
FO 7” (la main de Joseph).
Exceptions. Dans quelques cas peu nombreux l'article parait avoir été attaché à un nom à l’état construit; cela se rencontre :
1. Lorsque ce nom est suivi d’un nom propre, qui ne peut pas prendre l’article; par ex. MEN 7207 (le roi d’Assur) Es. 36, 8.
2. Pour relever le mot avec une certaine intention démonstrative (en parlant d’une chose déjà connue, ou pour marquer une certaine opposition etc.); par ex. DIN DT 1929 (cette moquerie des orgueilleux) Ps. 123,4; 2717 nnayr NŸ (les deux cordons d’or) Exode 39,17; NDM3D n2197 NN1 (mais l'autel [légitime] d’airain) 2 Rois 16, 14; ANT TDNITNN YO) (ei il arracha même la cheville du tissu) Juges 16, 14.
D'ailleurs l'explication de ces constructions est sujette à controverse. Comp. $ 534, 4.
c) Aux noms qui sont liés avec un pronom possessif (suffixe): V2 (éa maison).
Exceptions. Il se trouve quelques passages où un nom muni d’un suffixe porte l’article. Si c’est un substantif (avec le pronom possessif), l'emploi de l’article s'explique de la même manière que dans d, exe. 2: VENT (et son autre moitié) Jos. 8, 33; TNT 7112 (au milieu de ma tente [que voici]) Jos.7,21; mN79242 (comme sa mattresse) Es, 24,2. Mais si c’est un participe, le suffixe est suffixe verbal (exprimant le régime direct) et l’article se rapproche du sens d’un pronom relatif ($ 527, a,2); par ex. VAN MT (qui me ceint) Ps. 18,33; 210201 [$ 149,3, 8] (qui te couronne) Ps. 108, 4. Remarque. L'article ne peut pas s'appliquer non plus aux noms (surtout adjectifs) qui forment l’attribut d’une proposition ($ 457, à), cet attribut exprimant naturellement une idée non déterminée; par ex. 07257 D 9772 (que les enfants sont délicats)
de D A De, on à - oi.
GO 5318201 Nr VIN 2 nr (et l’or de ce pays est bon) OTas 2; |
1. Les cas qui font exception sont très rares, comme N° : 2291 (et l’armée sortait) 1 Sam. 17, 20.
2. I faut cependant bien distinguer les cas où la pensée à exprimer réclame l’article; par ex. D°?87 N1n 9901) (ef Joseph était le gouverneur) Cren. 42, 6; DP3 NT 7)7 (et David était le cadet) 1 Sam. 17,14; CNT MNN (tu es cet homme) 2 Sam. 12, 7; A9) NT PTE ni PDT (c’est l'Eternel qui est le juste, et moi et mon peuple sommes les méchants, Exode 9, 27.
$ 530. L'article refusé par l'état construit s'attache au mot suivant (qui représente le génitif); ainsi: mono CN un homme de guerre (Jos. 17,1), mais avec l’article: nan ban UN Les hommes de querre (Nomb. 31, 49); 02 v25 des objets d'argent
(Gren. 24,58), mais F027 02 les objets d'argent (1 Chron. 28, 14).
1. C’est cette règle qui préside à l'emploi de ?2 (forme ordinaire du substantif 52, totalité). Il signifie: fout, et ceci en sens indéfini si le mot suivant n’a pas l’article, mais en sens défini si le mot suivant en est muni; par ex. D\%-?22 en tout temps (Ps. 7,12); mais Di°n-02 tout le jour (Es. 65,2). Comp. $ 548, 14.
2. Elle s'applique même aux noms patronymiques composés : 2279752 (le Benjaminite) Juges 8, 15 ; YA? NA (le Bethléhémite) 1 Sam. 16, 1.
$S 531. L’article se répète lorsque le substantif auquel il est joint se trouve suivi:
a) d’un adjectif : Sn aura (le grand fleuve) Gen. 15, 18; ou d’un participe: 7279 TN02T (l'ange qui parlait) Zach. 1,14; b) d’un pronom démonstratif ($ 423,a): ; MNT ce LL E Un ls: DNTN PNA ( ces portions, ce pays) Gen. 15, 117 T8; 197 a EE (ce jeune homme-là) Zach. 2, 8.
On trouve par exception des cas
1. où c’est l'adjectif seul qui porte l’article; par ex. 21739 2 (la grande citerne) 1 Sam. 19,22; nÿ1237 NY234 [les hautes collines) Jér. 17,2; le participe: 1399 299 (le glaive destructeur) Jér. 46, 16; (KIT T4, Dan. 9,26, peut se traduire: un prince qui vient, selon $ 527, à, 2;)
2. où le substantif seul a l’article, ce qui est très rare; par ex. nn n?a27 (le chariot neuf) 2 Sam.6,3; T2N Dÿ77?2 (tout ce peuple) 1 Sam. 2, 23.
$S 532. Par un effet analogue l’article s’attache à l’adjectif
ou au pronom démonstratif lorsque le substantif qu'ils définissent porte un suffixe ou se trouve à l’état construit (comp. $ 529, b. c; 540). — Ex. FD DDYSN (votre frère cadet) Gen. 42, 15;
A0 177 | (ta main forte) Deut. DAS 021 727 (mes te précieux) Joël 4, 5; MISE 43 9 (les villes forti- Jiées de Juda) Es. 36, 1; ; D'IDPT TN TON (un des moindres serviteurs de mon maître) Es. 36, 9.
Les exceptions sont assez rares. — Ex. 1? VAN (de mon ennemi puissant) Ps.18, 18; 7210 701 (éon bon esprit) Ps. 143, 10; 2x VAN (mes signes que voilà) KExode 10, 1.
$S 533. Lorsque, dans un des cas mentionnés aux deux para-
graphes précédents, le substantif porte en outre une préposition préfixe, l'adjectif ou le pronom qui suit ne prend que l’article; la préposition ne se répète pas. — Ex. RIRE 7 ne? | (au vêtement neuf); Ninin O2 (en ce jour-là) Gen. 15, 18; ; FT Dÿ? (à ce peuple) Exode 5,22; 599 12972 (de sa mauvaise voie) J0nas 318: |
ARTALNE De l'apposition.
S 534. Deux substantifs peuvent être placés à la suite l’un de l’autre sans que le premier soit à l’état construit; c’est alors ordinairement le second qui sert à déterminer le premier. C’est l’apposition proprement dite. — Ex. DIN DIN D'UN (nous somines des hommes frères) Gen. 13,8 ; nan TN I (ils
d’une femme veuve) 1 Rois 7, 14; D’ D°927 (des paroles [de]
PA à a