LANGUE HÉBRAÏQUE — XXXIII
plus tard, probablement au temps de Néhémie, les caractères que présente le code sacré des Samaritains, qui d’ailleurs ne contient que le Pentateuque.
Le Talmud et les rabbins appellent l’ancienne écriture 72) 2n5 (écriture hébraïque). Selon la tradition c’est Esdras qui mit en usage un nouveau genre de caractères, emprunté de l'écriture araméenne (qui était une autre branche de l'écriture sémitique), avec laquelle il s'était familiarisé en Babylonie. Elle est désignée par le nom de PR: 252 (écriture carrée) ou 212 MEN (écriture assyrienne), épithètes dont l’une se rapporte à ses figures, l’autre à son origine !). C’est elle qui, avec très peu
de Dhibân et de Siloé (voy. IL, 2, note). La première date du 9e siècle; quant à la seconde, les savants (KAUTzZSCH et autres) jugent qu’elle ne peut remonter au delà du 8e siècle, et qu'il est assez probable qu’elle correspond au renseignement sur les constructions du roi Ezéchias qui se trouve 2 Rois 20,20. — Nous reproduisons l'alphabet, presque identique, de ces deux inscriptions au tableau des alphabets à la fin de ce volume. On remarquera que celle de Dhibân ne présente pas la lettre D; dans celle de Siloé ne se trouve ni le D ni le D. — Quant à l’alphabet phénicien, le monument le plus important qu’on en posséde est l'inscription du sarcophage d’Eshmounazar, roi de Sidon (probablement du 4e siècle av. J.-C.). Voy. P. SHR&DER, Die phônizische Sprache, Halle, 1869. — Sur la transformation de l'alphabet phénicien dans l’ancien alphabet grec, voy. F. LENORMANT, Etudes sur l’origine et la formation de l'alphabet grec, dans la Revue archéologique, vol. XVI, 1867, pages 273 et suiv. — L'ouvrage le plus complet en fait d'inscriptions sémitiques sera le CORPUS INSCRIPTIONUM SEMITICARUM ab Academia Inscriptionum digestum, dont les deux premières livraisons (Paris, 1881-83) présentent le commencement du relevé complet des inscriptions phéniciennes, — Comparez LENORMANT, Essai sur la propagation de l’alphabet phénicien etc. I, 2e 64. 1875, et surtout BERGER, L'écriture et les inscriptions sémitiques, 1880. (Extrait de l'Encyclopédie des sciences religieuses.).
1) Le nom d’Assyrie s’employait aussi en général pour les pays qu'embrassait jadis l'empire de Ninive, y compris la Babylonie et même la Perse; comp. 2 Rois 23,29; Esdr. 6,22. — D'après une autre
Preiswerk, Gram. héb. C