S 546-548. — ÉTAT CONSTRUIT
L’emploi le plus fréquent de cette sorte de périphrase s’applique au Cas où l’on veut désigner l’auteur auquel on attribue un ouvrage: 7)12 WAY (cantique de David) Ps. 28,1. Ce >, nommé lamed auctoris, se place quelquefois tout seul, en demandant qu’on supplée un mot comme WATA etc; par ex. Ps. 925, 1.
2. Pour éviter un trop grand nombre d'états construits dépendant l’un de l’autre, on les interrompt au moyen de ce ? attributif ($ 603,3, b): PÈRE MATTDE (la porte de la maison d'Elisée) 2Rois 5,9; DID) 250 07917 127 120 (le livre des chroniques des rois d'Israël) 1 Rois 15,31; ou bien par 72 OR ($ 552, b): DYŸNT Van FIND? NN (le chef des Ds de Saül) 1 Sam. 91, 8.
3. Dans la construction des noms de nombres ordinaux on aime à employer le > pour l’état construit ($ 573,3): 013172 On n102 din TN 092 (dans la seconde année de Darius... au | premier jour du mots) Aggée 1,1; Gen. 7,11; 8, 14; 2 Roïs 25, 8.
IL Emploi de l’état construit quant au sens.
$ 547. Le rapport établi par l’éfat construit entre deux substantifs répond en général à celui du gérmitif des langues grecque, latine, etc. ($ 307). Dans le principe il exprime toujours une détermination du substantif qui se trouve à l’état construit par le substantif qui le suit; mais cette détermination peut être fondée sur une infinité de rapports différents. On peut cependant obtenir un aperçu de ces rapports si variés en les rangeant dans quelques groupes plus ou moins en analogie à la théorie usitée du génitif.
L'idée d’une corrélation entre deux substantifs, qui est exprimée par le génitif, peut être envisagée sous deux points de vue principaux, dont nous allons parler.
$ 548. À. Le génitif exprime les rapports résultant d’un
état permanent ou passager de connexité entre deux substantifs,
c’est à dire qu’il indique qu’une chose (ou une personne) appar-
tient d’une manière quelconque à telle autre chose (ou personne). Cette classe comprend en particulier les groupes suivants:
a) le génitif possessif, qui exprime l’idée de la propriété dans
diverses nuances plus ou moins strictes, toujours en désignant
celui auquel appartient telle chose (ou personne); par ex. M2 min (la maison de l'Eternel) 1 Rois 9, 1; DNTAN 72) lun serviteur d'Abraham) Gen. 24, 34;
b) le génitif de la modalité (de la qualité), qui indique de quelle qualité est une chose (ou personne), en quoi elle consiste, à quoi elle est destinée etc.; par ex. nippor nèn (vent de brasier—embrasé) Ps. 11,6; NVA L°N (homme [digne] de mort) 1 Rois 2, 26;
c) le génitif nn qui indique le tout dont on spécifie une partie; par ex. FAN KT (une moitié de la coudée— une demicoudée) 1 Rois 7, 35. |
B. Le génitif exprime les rapports résultant d’un mouvement, soit mental et intérieur (constituant un sentiment, une passion etc.), soit extérieur et physique (constituant une action). La personne (ou chose) désignée par le mot qui est au génitif (qui dépend de l’état construit) peut se trouver dans les deux conditions suivantes:
a) elle peut être le sujet qui a le sentiment, qui produit l’action en question; le génitif est alors appelé génitif subjectif ou actif; par ex. 1768 Ds ( (la faveur d'un roi) Prov. 14, 35; DT DauTT 22 ( la violence de tous les habitants) Ezéch. 12, 19;
b) de peut être l’objet sur lequel se dirige le sentiment ou qui subit l’action en question; le génitif est alors appelé génitif objectif ou passif; par ex. 2) nas ( (la faveur envers ton peuple) Ps. 106,4; 17477 232 ON (la violence contre les fils de Juda) Joël 4, 19.
Les groupes que nous venons d'indiquer sommairement servant
à nous orienter sur les directions essentielles, nous allons répartir
entre eux les rapports si divers que le génitif (ou l’état construit)
établit entre deux substantifs. Il est bien entendu qu'il ne peut
être question que des relations les plus importantes et les plus fréquentes ; et il faut ajouter que souvent les limites se touchent