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Sur la position du pronom personnel en nominatif absolu

voy. $ 464, 1.

2. Sur son emploi pour remplacer le verbe être, voy. $ 458, a. 3. Sur son emploi comme pronom démonstratif, voy. $ 401.

4. Sur le pronom personnel renforcé par même (lui-même etc.), voy. $ 594.

S 576. Dans certains cas le pronom personnel est inséré isolément dans le discours, d’une manière asyndétique particulière à la syntaxe hébraïque. Cela a lieu lorsqu'un pronom suffixe doit être mis en relief de manière à attirer l’attention. Pour cela le pronom séparé suit le pronom suffixe, sans cependant s’y joindre par aucune liaison grammaticale.

Dans ces cas le pronom séparé sert à renforcer :

a) le suffixe régi par un état construit (tenant la place du génitif); c’est le cas lorsqu'il répète le pronom suffixe attaché à un nom ($ 318); par ex. FF 72722 1927 DAN DD792p1 (lit: ef

vos cadavres, vous, tomberont dans ce désert) Nomb. 14, 32; foire VAN 72N d'able (itt.: plût à Dieu mon mourir, moi, à ta place) 2 Sam. 19, 1 : ' MAN Da 727 NN D'2927 150 | (Les chiens lécheront ton sang, oui Hoi) 1 EU SAR 19: PS: 9, Ie 2277 Yeah IP) N1r7 02 (afin que nous entendions ce qu'il a à dire, lui aussi) 2 Sam. 17 ND:

b) le suffixe qui est régime direct (à l’accusatif); c’est le cas lorsqu'il répète le pronom suffixe attaché à un verbe ($ 148); par ex. °3N O3 2272 (bénis moi, aussi moi) Gen. 27, 54; AY MAN AN 09 (je l'ai instruit aujourd’hui, oui toi) Prov.22, 19.

| 1. Le pronom séparé est également censé renforcer un suffixe régi par un état construit (Voy. a) dans les cas où il répète un suffixe attaché à une préposition (ce qui implique de même le rapport de l’état construit, soit du génitif, selon $ 578, 1); par ex.

VX TINN (avec nous, nous) Deut. 5,3; NWTE3 29 (sur lui, lui aussi)

1 Sam. 19,923; F9 ŸTN VIN (à mot, moi, mon Seigneur, l'iniquité)

1 Sam. 25, 24.

2. Dans quelques passages le pronom séparé se traduit par le datif latin; mais au point de vue de la grammaire hébraïque ces constructions rentrent également dans les cadres que nous venons d'établir. Savoir:

a) Si le suffixe que répète le pronom séparé se trouve attaché à la préposition ?, il est censé être régi par un état construit, selon a et 1; par ex. nav? DNN D2? NŸI (num tempus vobis, vobis [inquam], ut habitetis...?) Age. 1,4.

Remarque. C'est en analogie avec cette construction que le pronom séparé renforce même, dans un passage, un substantif (nom propre) régi par es 127723 NY7703 ny (et Setho, ipsi quoque, natus est filius) Gen. 4, 24.

B) Si le suffixe que répète le pronom séparé se trouve attaché à un verbe, il se trouve formellement dans la position d’un régime direct, selon b et $ 577,2; par ex. VIN INRE DST (num jejunium Jejunastis mihi, mil [inquam]?) Zach. 7, 5.

3. I y a des passages où le pronom séparé précède le suffixe qui lui correspond; par ex. TN 7170 TAN 117 (Juda, toi, tes frères te loueront) Gen. 49,8; 71997 IN7D1 (mot aussi, il m'arrivera) Eccl. 2, 15. Ces phrases ne rentrent pas dans la règle de ce paragraphe; elles se construisent plutôt selon $ 464, 1.

4, Le pronom séparé, dans tous les passages auxquels s’applique ce paragraphe, ne doit pas être regardé comme dépendant de l’état construit où du verbe (comme représentant le génitif ou l’accusatif de nos langues classiques) ce qui est le cas du suffixe qu’il répète; il représente plutôt un nominatif entièrement détaché (asyndétique). Pour expliquer la position isolée de ce nominatif, Kautzsch ($ 121,3) suppose une ellipse, en le regardant comme le sujet d’une proposition non achevée, dont il faudrait suppléer l’attribut en raison du contexte. Il y a en effet des passages auxquels cette explication s'adapte très facilement; par ex. (a) 2Sam. 17,5: afin que nous entendions ce qui est dans sa bouche, lui aussi [doit parler, ou: doit être écouté]}; dans d’autres cas il y a plus de difficulté à l’appliquer ; par ex. (2, «) Agvw. 1,4: est-il temps pour vous, vous [devriez habiter ?] d’habiter...?

B. Pronom suffixe.

S b%4. Lorsque le pronom personnel est régime direct, devant par conséquent se trouver à l’accusatif, il S’abrége en sufjixe ($ 148) et s'attache comme tel soit immédiatement au verbe qui le régit, soit à la préposition PK. — Ex. Din SU (et ils les renvoyèrent) 1 Sam. 6,6, et EMIN ou Nomb. 5, 4. (Comp. $ 586, b.) me

1. Le choix entre la préposition NN et l’adjonction directe au

verbe est dans beaucoup de cas une affaire de goût et d’euphonie; on peut cependant établir quelques règles générales:

a) On préfère l'emploi de NX pour éviter des formes trop lourdes ou pour souligner le pronom; par ex. DEN DY91 (et à les mit) 1Sam.17,40; FN DDN TN (quand vous le verrez) Nomb.15,39; de même ordinairement avec l’infinitif construit, pour distinguer le suffixe verbal du suffixe nominal {$ 503) $N-nN 1222 (pour ne pas le donner) Jér. 26, 24; VAN N°27 120? [afin de nous amener) Deut. 6, 23.

B) I est décidément nécessaire:

avec l’infinitif absolu: Ÿ5N nan {et je l’ai choisi) 1 Sam. 2, 28;

lorsque le verbe a un régime direct double ($ 518) exprimé par deux pronoms personnels : SN VIN (et me le fera voir) 2 Sam. 15,25;

lorsque le régime précède le verbe: A9 RON] A4 MAIN (c'est toi que j'aurais tué et c’est à elle que j'aurais conservé la vie) Nomb. 22, 33.

2. Ce n’est que dans des cas exceptionnels que le suffixe du verbe, par une certaine négligence de l'expression, a le sens du datif : V3 2430 VIN (tu m'as donné une terre du midi) Jos. 15, 19; IN VIN Di£n (est-ce pour moi que vous avez jeuné ?) Zach. 7, 5.

3, Le suffixe est parfois omis, s’il se supplée très facilement grâce au contexte: 1D3772N JAN {et à le donna au garçon) Gen. 18, 7.

$ 548. De même, lorsque le pronom personnel doit occuper la place du génitif, rapport que nous exprimons par le pronom possessif, 1l s’abrége en suffixe ajouté au nom régissant (qui se trouve à l’état construit, $ 318). Sur le genre et nombre du suffixe voy. $ 580 et suiv.

1. En principe le suffixe attaché à une préposition (séparée ou préfixe, $ 447) se trouve dans ce même rapport du génitif, la préposition étant censée représenter le nom à l’état construit.

2. Quelquefois le suffixe forme un pléonasme, en représentant un mot qui se trouve lui-même dans la phrase. — Ex. WIN] F0 NN (et elle le vit, savoir l'enfant) Exode2,6; YAYDTNN 3071 {ef il le changea, savoir son bon sens) 1 Sam. 21, 14; HAN 1T0D FONON] (et sa fin, savoir celle de Za joie, c’est le chagrin) Prov. 14, 18.

$ 549. a. Lorsque le suffixe est régi par un nom qui se trouve à l’état construit, et auquel il ne peut donc pas s’attacher, il se joint au mot suivant (qui occupe la place du génitif). Cela se rencontre dans les cas où un substantif sert à exprimer l’idée

d’un adjectif ($ 560). — Ex. *503 VEN (ses idoles d'argent) Es. 2, 20; AÙ 7? VD (fa sainte ville) Dan. 9, 24. Si la construction ne permet pas cette tournure, on se sert d’une périphrase (comp. $ 546,2); par ex. 1» FÜR DV *222 (dans sa gibecière de berger) 1 Sam. 17, 40.

b. De même que le substantif qui suit un état construit, le suffixe peut être employé dans le sens d’un génitif objectif ($ 548, B;0): = Ex. CDN) DDN NA (la crainte et la terreur que vous inspirerez) Gen. 9,2: Dan (La violence qui m'est faite) Jér. 51, 35.

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