‹ Grammaire hébraïqueChapitre 31 sur 289 · III. 4. — PÉRIODE TALMUDIQUE — XLI · texte numérisé non relu

III. 4. — PÉRIODE TALMUDIQUE — XLI

4. La question de savoir si, dans la période talmudique, il n'existait du texte hébreu canonique que les consonnes, ou s’il était déjà pourvu de points-voyelles, est assez difficile à résoudre ?). Les auteurs du Talmud paraissent n'avoir connu aucun signe de vocalisation du texte sacré. Le texte qu’ils avaient devant les yeux présentait les mots séparés par intervalles (tandis que dans le texte plus ancien une telle distinction n'avait pas lieu), et ils donnent même des préceptes sur la mesure de ces intervalles; mais ils ne mentionnent ni ne reproduisent nulle part aucun signe de prononciation en voyelles, même dans des cas où tout dépend des voyelles?). Nous avons cependant, pour la connaissance du texte dans cette période, encore un autre témoin dans la personne du Père de l’Eglise St-Jérôme (mort en 420 à l’âge de 90 ans). Dans un grand nombre de passages de ses commentaires et de ses lettres 1l parle de l’état du texte sacré; et c’est précisément dans les cas où il importait de connaître les vraies voyelles qu'il devient évident que le texte était dépourvu de tout signe de ce genre ÿ). |

1) Comparez sur ce sujet l’article de DiLLMANN, Pibeltext des A. T, IL, c, dans la Realencyklopädie de HERZOG. — STRACK examine avec un soin minutieux la question de l’état du texte de l’Ancien Testament au temps des docteurs talmudistes dans ses Prolegomena critica in Vet. Test. hebr., Lips., 1873.

?) Comparez GESENIUS, (esch. d. hebr. Spr., $ 51, 2, a.

#) Par exemple dans le passage Exode 13, 18 il est dit que les enfants d'Israël montèrent du pays d'Egypte Dvgan (armés, partic. pass. de #7), mot rare, qui pourrait aussi être lu #7 (de ©, cinq). St-Jérôme (epist. ad Damas. 125, quæst. 2) parle de la différence de traduction entre les LXX, qui traduisent: TÉUTTY EVE (dans la cinquième génération), et Aquila (écrivain du 2e siècle et auteur d’une traduction grecque de l'Ancien Testament, distinguée par son littéralisme, mais dont nous n’avons plus que des fragments), lequel traduit: &vwraouéror (armés). Il continue en ces termes: « volumen hebraïcum replico.….. et ipsos characteres sollicitus attendens scriptum

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