LEP: — PÉRIODE MASSORÉTIQUE — LI
J) Une dernière division du texte sacré est celle en versets (P102, [morceau] coupé). Déjà dans la Mishna il en est fait mention. Le signe en est un double point (1), appelé P105 Die (Jin du verset) ‘); il est probable qu’on commença à placer ce signe dans le texte déjà avant que la vocalisation massorétique eût pris pied; mais il n’a jamais été admis dans les rouleaux des syna- SOgues.
Toutes ces remarques et notes furent écrites d’abord sur des feuilles détachées, dont on composa plus tard des manuscrits entiers en les recueillant; et bientôt on en vint à les ajouter au texte lui-même. Celles qui sont plus détaillées furent écrites à la marge supérieure et inférieure des manuscrits (probablement d’abord seulement dans les manuscrits destinés à l’usage privé), et ce qui ne pouvait y entrer était renvoyé à la fin des livres (massore finale). Ces notes marginales forment ce qu’on appelle la grande massore. D’autres, plus courtes, furent écrites entre les colonnes; ce sont elles qui forment la petite massore. Cette dernière contient les remarques qui ont pour nous le plus d'intérêt, en particulier celles du geri; et c’est elle principalement dont les indications les plus importantes sont reproduites à la marge de nos éditions. Ce qu’il y à d’essentiel dans la grande massore a été imprimé dans les grandes éditions de la bible hébraïque”).
1) La répartition en chapitres date du 13e siècle de notre ère. On l’attribue avec assez de probabilité au cardinal Hugues de St-Cher (+ 1262). Les Juifs l’adoptèrent, en appelant les chapitres D98 (morceau) où 279 (marque) où bien P1D%2p. C’est Rabbi Isaac Nathan qui le premier s’en est servi dans sa Concordance, vers l’an 1440. Avant cette époque, pour les citations, on désignait en général la section qu’on avait en vue. Comp. Marc. 2, 26; 12,26; Rom. 11,2 etc.
7) Ces notes massorétiques n'étaient pas toujours copiées avec la même exactitude que le texte lui-même; en outre la petite massore était écrite avec beaucoup d’abréviations et dans des expressions souvent obscures par leur brièveté; et, pour comble de confusion, les copistes se plaisaient parfois à donner à leurs lignes, en les écrivant
LII —— INTRODUCTION — TILS: