‹ Grammaire hébraïqueChapitre 40 sur 289 · III. 8. — PÉRIODE GRAMMATICALE — LV · texte numérisé non relu

III. 8. — PÉRIODE GRAMMATICALE — LV

en hébreu d’Abenezra [par Dukes, 1844] et de Moïse Gikatilia [par Nutt, 18701.) — Un contemporain un peu plus jeune, Rabbi JONA BEN GANNA'H, appelé aussi Rabbi Merinos, et par les Arabes Abow1Walid Merwan ibn Djannah, surnommé Op 197910 VAN (le plus fort des grammairiens), médecin de Cordoue, né vers 990, se basant sur les vues nouvelles de ‘Hayoug en les amendant et les développant, produisit le chef-d'œuvre de cette école dans un grand ouvrage arabe en deux parties, soit la grammaire et le dictionnaire, et ne fut dépassé, si ce n’est pour la forme du moins pour le fond, que par les travaux modernes. (Sa grammaire fut publiée, d’après la traduction hébraïque de Juda ben Tibbon, par B. Goldberg, 1856; son dictionnaire en arabe par A. Neubauer, 1873-75, et ses opuscules en arabe avec traduction française par J.et H. Derenbourg, 1880.)

Avec Rabbi Jona la grammaire hébraïque a atteint son apogée au moyen âge; l’arabe cessant d’être l’organe des Juifs, leurs écrivains perdirent ce puissant moyen de développement, et les travaux postérieurs, écrits en hébreu, ne furent plus guère que des emprunts faits à l’école espagnole, et souvent des reculs. Vers le milieu du 122 siècle SALOMON BEN ABRAHAM BEN PAR‘HON, Juif arragonais, tira des ouvrages arabes de ‘Hayoug et de Rabbi Jona un dictionnaire en hébreu, précédé d’une grammaire (publié par S. G. Stern, 1844). À la même époque ABRAHAM BEN Mir ABEN EZrA, appelé ordinairement Abenezra, de Tolède (mort en 1167 ou 1168), honoré parmi les Juifs du titre de DS (le sage), génie universel et d’une vaste science, connu surtout par ses commentaires bibliques, à écrit une grammaire en hébreu (publiée en 1546 etc., en dernier lieu par W. Heidenheim en 1791) et plusieurs traités grammaticaux (publiés par Lippmann, 1827, 1839, 1843, et Halberstamm, 1874). Disciple de “Hayoug et de Rabbi Jona, non seulement il traduisit plusieurs traités du premier, mais il se donna pour tâche de révéler à ses coreligionnaires par ses propres ouvrages, tous en hébreu, le système orammatical de ses maîtres, auquel il n’a rien ajouté. Un de ses

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