‹ Grammaire hébraïqueChapitre 41 sur 289 · LVI —— INTRODUCTION — III · texte numérisé non relu

LVI —— INTRODUCTION — III

traités est surtout intéressant par la liste des grammairiens antérieurs (presque tous arabes) qu’il y donne, et par la définition des termes techniques employés par ces derniers et par lui-même.

Au 12° et au 13° siècle la famille des Ximhi, émigrée d'Espagne et sachant par conséquent l'arabe, répandit dans le Sud de la France de solides connaissances grammaticales et lexicographiques. Les ouvrages de Josepx Kim‘nr, qui vivait à Narbonne vers 1160, n'existent qu’en manuscrit, entre autres un ouvrage critique sur les écrits grammaticaux de Ben Sarouk, Ibn Labrat et Rabbi Tam. Son fils aîné, Moïse Kim‘xr, appelé par les Juifs Ramak (mort vers 1190), a écrit une grammaire qui se rapproche déjà beaucoup des nôtres, et qui a été souvent imprimée aux 16° et 17€ siècles, avec des notes d'£lre Levita (meilleure édition, par Const. L/ Empereur, Leyde, 1631), et traduite en latin par Seb. Münster. C’est dans cette grammaire que nous trouvons déjà 792 substitué comme paradigme à brp (comp. $ 112), ce qu’Abenezra, tout en relevant les inconvénients de ce dernier, n'avait pas osé faire. Le frère cadet de Moïse est le célèbre Davin Kim‘nx, appelé par les Juifs Radak (1160-1235), qui occupe une des premières places parmi les savants juifs du moyen âge, Comme grammairien, lexicographe et commentateur. Il à écrit un ouvrage considérable, qui, sous le titre de Sio5 (perfection, achèvement), devait contenir une grammaire et un lexique. Dans les éditions imprimées on ne trouve sous ce titre que la grammaire. (Constantinople, 1534, et souvent depuis; en dernier lieu avec des annotations de Æüittenberg, Lyck, 1862; elle fut traduite en latin par Guidacerio, 1540.) Le dictionnaire porte le titre de DL; 920 (livre des racines). [Imprimé pour la première fois avant 1480, et souvent depuis ; reproduit et annoté par Biesenthal et Lebrecht, Berlin, 1847.) L'ouvrage de David Kimñhi fut regardé durant tout le moyen âge comme le chef-d'œuvre de la philologie juive, et devint tellement populaire qu'il fit complétement oublier les ouvrages de ses devanciers, et même la grammaire postérieure, cependant remarquable, du Juif

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