‹ Grammaire hébraïqueChapitre 42 sur 289 · HR E-0: —— PÉRIODE GRAMMATICALE — LVII · texte numérisé non relu

HR E-0: —— PÉRIODE GRAMMATICALE — LVII

arragonais PRorrAT (ou à tort Peripot) Durax, appelé aussi Zsaak ben Moses ha-Levi, surnommé ÆEfodi (vers 1400), travail où Kimhi est souvent combattu, (11 ne fut publié qu’en 1865.) Ce ne fut qu’au 16° siècle, au moment où la science de l’hébreu allait passer dans les mains des chrétiens, qu’on vit la renommée des Ximhi effacée par celle de leur disciple, leur éditeur et commentateur, Ezre Levira (Eliah ben Asher ha-Levi, surnommé Ashkenasi, c’est à dire l'Allemand), qui porta la science grammaticale rabbinique au dernier degré de perfection dont elle était susceptible, et qui fut le maître direct ou indirect de la plupart des hébraïsants chrétiens du 16° siècle. Levita était né à Neustadt s/Aisch, près Nuremberg, en 1472, et mourut à Venise en 1549; il passa la plus grande partie de sa vie en Italie, mais aussi quelques années auprès de son fidèle disciple Paul Fagius, alors pasteur en Souabe. Parmi ses nombreux ouvrages et traités relatifs à la langue hébraïque, dont plusieurs furent traduits en latin par Seb. Miinster et par Fagius, on apprécie surtout son dictionnaire chaldaïque GERS Lexicon chaldaicum, Isnæ, 1541, in-folio), et le lexique intitulé Tishbi, dans lequel il explique 712 mots difficiles employés par les rabbins (Opusculum recens hebraicum.. VAT A id est T'hisbites etc., Isnæ, 1541, in-4°);

en outre il a rendu de grands services par son ouvrage capital sur la massore (republié par Ginsburg: The Massoreth ha-Massoreth, with english translation and notes, London, 1867).

9. À ce moment, la culture de la langue hébraïque passa des mains des Juifs dans celles des chrétiens et de la science moderne. Ce ne fut pas seulement l'intérêt pour toutes les branches du savoir humain en général, se manifestant à l’époque de la réformation et dans les années qui la précédèrent, qui fit aussi pénétrer plus avant dans les trésors si longtemps cachés de la littérature d'Israël; l’étude de cette dernière fut provoquée encore par un ressort tout particulier. Le mouvement du protestantisme ayant arboré le principe de ne reconnaître comme

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