‹ Grammaire hébraïqueChapitre 54 sur 289 · SE · texte numérisé non relu

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brève, devient une demi-voyelle. Il prend une voÿelle-brève de.

$ 19-21. — DU SHEVA — 15

chacune des trois classes dont nous avons parlé au $ 8, et il en résulte les sons à, e, o prononcés très rapidement. En voici le tableau : -

___ ‘hateph-pata‘h un demi a: NN äshèr (qui); ___ ‘hateph-segol un e faible: WiJN enôsh (homme);

___ ‘hateph-qameg un demi 0: 9277 hôli (maladie).

$ 20. Le hateph-patañh est celui des hateph qui se rencontre le plus souvent. C’est lui qui remplace ordinairement le sheva simple sous les gutturales (voy. $ 75). Mais on le trouve aussi sous des lettres non gutturales dans les occasions où la nature de la syllabe fait désirer une prononciation plus soutenue du sheva, principalement dans les cas suivants :

a) lorsque la lettre doit porter un daguesh fort ($ 24), que ce daguesh soit exprimé ou qu'il soit omis 1), surtout lorsque la même lettre se répète immédiatement (comp. $ 18, 2). — Ex. Pa (rameaux de) Zach. 4, 12, pour V2 D; 72272 pour

72272 (quand je fais paraître les nuées) (ren. 9, 14; on (et ils louèrent) Gén More, TS ONF (et elle le DR Juges 16, 16:

b) lorsque le 3__ copulatif ($ 96) précède une lettre, surtout une sibilante, avec sheva. — Ex. 2111 pour ii (et l'or de) Gen. 2, 12; Va (et entends) Nomb. 93, 18.

$ 21. a. Le hateph-segol ne se trouve que sous les gutturales pour remplacer le sheva simple; il se met de préférence.sous N.

1} Dans ce dernier cas le ‘hateph est même de rigueur d’après les normes strictes de la masore, qui sont appliquées dans l'édition critique de Baer et Delitzsch. Les autres éditions ne prèésentent qu’un sheva simple dans un grand nombre des exemples allégués, d’après cette édition-là, par les grammairiens modernes, pour l’usage du ‘hateph.

14 — DU DAGUESH — $ 21-25.

b. Le hateph-qameg se présente moins souvent. Il se trouve sous les non-gutturales aussi bien que sous les gutturales, aux mêmes conditions que le hateph-patah ($ 20), surtout dans les cas où le son o se rattache originairement à la syllabe. — Ex. DE A 4 pluriel de "2 DX (oiseau) PS. 104, 17; 1217 (al te Dr SUDr 0) de n77, Ezéch. 35,6; ; np? (elle a été prise) pour nnp?, Gen. 2, 23; 1 Rois 13, 7; Jér, 29, 20.

$ 22. Une lettre portant un sheva re (mnobile) ou un sheva composé n’est pas censée former une syllabe à part, mais faire partie de la syllabe suivante. On lit donc comme monosyllabes des mots commme T2" (similitude), DIN (homme); comme dissyllabes 27 debâ-r? (ma parole), DTUN anah-nou

(nous); comme trissyllabe nor INT \ hâ-0- hétâh (vers la tente) Exode 33, 8.

Arr. [Ve Du daguesh.

$S 23. Le daguesh (A7, de la racine araméenne 23" piquer,

percer) est un point placé dans la lettre. Il marque que la lettre qui le porte doit être prononcée d’une manière plus aiguë, renforcée.

$ 24. Il y a deux daguesh, dont l’un est plus fort que l’autre.

Le premier, qu’on appelle daguesh fort (PT DAT), indique un redoublement de la lettre; par ex. 729 pour 72 ne. On peut le comparer au trait employé quelquefois chez nous dans l’écriture: home pour homme.

S 25. L'autre daguesh est appelé léger Cr WA). Il se place dans les six consonnes suivantes: 2, À, 7, D, 2, nn (appelées

$ 25-27. — DU DAGUESH — 15

mnémotechniquement lettres n22732 begadkephat), pour indi-

quer que leur prononciation ne doit pas être aspirée, mais dure.

$S 26. Les Du de l'Occident font entendre l’absence du daguesh léger, par une prononciation aspirée, dans les lettres 2,2, 2,7; dans les deux autres, 3 et ", on ne l’aperçoit pas. Il en résulte le tableau suivant:

ROUTE NO RO EAN ADR CT) TES) 2 0 TRIO UE , D D , At ou th.

Ils prononcent donc: 2N âf (père), 2315 kôkhâf (étoile), "2° ne pêh lâfèh (bouche à si nitoin thôledôs (géné-

rations).

Les Juifs orientaux donnent à ces consonnes la valeur que nous leur avons assignée dans le tableau du $ 2, et ne font presque pas sentir de différence. En adoptant leur système on prononcera donc les mots que nous venons de citer: &b, kôkàb, pêh lâpêh, tôledôt.

Comme nos organes, pas plus que notre alphabet, ne se prêtent à RUE ces nuances avec exactitude, nous nous en tiendrons à ce dernier système °).

$ 2%. Le daguesh fort, placé dans une lettre N9357j2 demande que sa prononciation soit non-aspirée, en même temps qu’il redouble la lettre.

Quoique les deux daguesh ne se distinguent point par la forme, il ne peuvent cependant pas être confondus, puisque le daguesh fort ne saurait se faire entendre qu’immédiatement après

1) Ou comme le ÿ des Grecs.

2) Ou un son sifflant comme le 4x des Anglais et le 4 des Grecs modernes.

3) On peut cependant trouver bon de faire une exception pour le 5, parce que sa prononciation ‘aspirée pA (f) nous est familière. Nous suivons cette manière de le prononcer, non pas pour la transcription, mais bien pour les noms et termes reçus, comme raphêh (T2), niphal (bÿ23), etc.

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