DU DAGUESH FORT
(je mets) pour VAN shat-fi Ps. 73, 28; mais pois hô-lelîm (qui se glorifient) Ps. D 10% mn
b) lorsqu'une lettre s’est assimilée ($ 60), par exemple après l’article {$ 415): 9277 (la parole).
S 62. a. Le daguesh est appelé caractéristique lorsque c’est la forme grammaticale qui demande le redoublement de la lettre à laquelle il est fixé. — Ex. 729 (d à appris), 729 ( a fait apprendre); PIX (WU a été juste), PIX (juste).
b. Il arrive assez souvent que, dans des cas où un tel redoublement n’est pas exigé par la forme en question, la langue emploie cependant le daguesh, pour soutenir une voyelle brève au lieu de l’allonger ; par ex. D: plur. de 3 (chameau) ; 127 TN fém. de DIN (rouge). (Comp. S#259.1b 73661
S 63. Enfin un daguesh fort se trouve dans des cas où il ne peut être ni compensatif ni Caractéristique, mais où il s’agit de soutenir une prononciation bien marquée. On l’appelle alors daguesh euphonique.
I s'applique en particulier :
1. dans la première lettre d’un mot monosyllabe ou milél qui est lié à celui qui le précède par un maggeph ou par la cadence du ton, c’est à dire par l’accentuation malél de ce mot précédent. (C'est ce que les grammairiens appellent dag. forte conjunctivum.) —HHx INT “np? (celle-ci a été prise) Gen. 2, 23; N19?71 (comment
appellera) Gen. 2, 19 (voy. $ 426, b); 132 DT (tu as été pour nous) Ps. 90, 1; *? MTYN (et je me prendrai des pe Es812;:
2. dans certaines lettres qui n’ont que le sheva simple, ce qui fait que ce sheva devient mobile (dag. forte dirimens). — Ex. nin4% (les greniers) Joël 1, 17; 7239 (raisins de) Deut. 32, 32; nt? (l'obéissance de) Gen. 49, 10;
3. dans quelques cas où l’avant-dernière voyelle doit mainte-
nir le ton (mulél); cela se trouve:
a) dans les mots FX (ceux-là), MAT, NAT (eux, elles), n'a> (pourquoi) (dag. forte firmatioum) ;
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B) dans quelques formes sous l'influence de la pause (dag. forte affectuosum) ; A3 (elle est desséchée) Es. 41, 17.
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8 64. Il y a cepéndant des cas où le daguesh fort ne peut pas être appliqué. Les gutturales et le * ne le prennent pas; voy. $$ 74 et 77.
& 65. De même, le daguesh fort ne s'exprime pas dans la dernière lettre d’un mot.
La seule exception qu’il y ait à cette règle se trouve dans le n de la 2e pers. fém. sing., avec 3 assimilé: AK (foi); AD3 (tu as donné) Ezéch. 16, 33. Ces mêmes mots nous présentent aussi la position exceptionnelle du skeva sous la dernière lettre ($ 16).
S 66. Le daguesh fort est souvent omis lorsque la lettre qui est appelée à le porter n’est munie que d’un sheva. Mais comme la voyelle qui précède reste brève, il faut supposer au moins un redoublement virtuel; c’est pourquoi ce daguesh omis est appelé daguesh fort implicite. — Ex. 17? pour 47? (üls prendront) Gen. 14, 24; DUT pour DUP22n (les cherchants) Exode 4, 19. — Cette omission a toujours lieu lorsque le 1 consécuhf ($ 143) se place devant ?: 1, 727)
ete. La même omission se rencontre devant CA tes lettres gutturales, voy. $ 74, b.
Il. Daguesh léger.
67. Le daguesh léger se place dans les six lettres 2, à, 7 2, ©, N') pour en indiquer la prononciation dure (non aspirée, voy. $ 25). Cela a lieu dans tous les cas où elles ne
1) Dans l'édition de Baer et Delitzsch, on rencontre aussi dans d’autres lettres un dagueseh, qui ne peut pas être regardé comme daguesh fort, vu qu'il n’est pas précédé d'une voyelle, par ex. 13%5>— 5% (eur sa langue) Ps. 15, 3: 779% (Rakma) Gen. 10, 7. Les grammairiens le regardent comme un emploi exceptionnel du daguesh léger et le
nomment daguesh orthophonique. Comparez Gesenius-Kautzsch $ 13, 2; Delitzsch préface à l'édition de la Genèse, No. 5.
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sont pas précédées immédiatement par une voyelle. (C’est pourquoi ce daguesh ne peut pas être confondu avec le daguesh fort, puisque celui-ci ne saurait être prononcé qu’à la suite d’une voyelle.) Voici l'application de cette règle générale:
S 68. Ces lettres, au commencement d’un mot, prennent un daguesh léger Si ce mot se trouve à la tête d’un alinéa, ou s’il est précédé d’un accent constituant la pause ($ 102) ou même seulement d’un des autres accents distinchfs tete "Ex. M'UNT2 (au commencement) Gen. 1, 1; TUN2 » nl (et il arriva, lorsque) Juges 11,5; même: D n372 T1 (et
dominez sur les poissons de la mer) Gen. 1, 28.
S 69. Le daguesh léger se place de même au commencement d’un mot, lorsque celui qui précède {sans porter un accent distinctif) se termine par une consonne sans voyelle. Les lettres N, 1, \ et ” ne sont pas regardées comme des consonnes lorsqu'elles sont quiescentes [$ 78). — Ex. nipE DD (le cœur de Pharaon) Exode 7, 3; mais 5992 ND (et Pharaon appela) Exode 8, 4, sans daguesh dans le D: Ma2790 (nation par nation) 2 Chron. 15, 6; Nine 24e (qui hausse
son portail) Prov. 17, 19. Dans ces deux derniers exemples, le * de WA et le F7 avec mappiq, n'étant pas quiescents, produisent l'effet régulier d’une consonne.
$S 70. Dans un cas cependant il y a exception par simple raison euphonique. C’est lorsque deux lettres aspirées se suivent en tête d’un mot, la première ayant un sheva simple; alors celle-ci prend souvent le daguesh léger malgré la voyelle qui précède immédiatement. — Ex. avec 55: ÿ?2 0923722 No L (n'est-il pas de Calno comme de Carkémis ?) Es. 10, 9; avec D : r1)792 ; NTDN) (et je serai glorifié en Pharaon) Exode 14, 4.
L’exception n’est qu'’apparente dans les cas suivants :
1. Après NT le daguesh léger est toujours appliqué, parce que le
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geri demande qu’on lise ‘3 (avec ? mobile), voy. $ 51, d. — Ex. \1ÿ2 ni) 4071 (et l'Eternel ferma sur lui) Gen. 7, 16.
2. On rencontre un daguesh immédiatement après un mot terminé par une voyelle, comme 42 DA) (et tu méditeras là-dessus) J'ANLLUS nD2 n°22) (et tu célébreras la päque) Deut. 16, 1; mais ces mots sont milél, et le daguesh doit être regardé comme daguesh fort euphonique, d’après $ 63, 1, puisqu'il se place tout aussi bien dans les lettres qui ne sont pas du nombre des 129743.
S&. 71. Enfin le daguesh léger se trouve au commencement d’une syllabe placée au milieu ou à la fin du mot, si cette syllabe vient à la suite d’une autre qui est fermée et dont par conséquent la dernière consonne est accompagnée d’un sheva quiescent ($ 17): 2507 (il se couchera); 530 (tour).
Cela s'applique aussi aux formes comme nn2ÿ (tu as oublié) HBALT MIO VOTES LLTS NL.
S 72. Le daguesh léger ne s'applique pas, bien que la lettre précédente ait un sheva simple, lorsque celui-ci remplace une voyelle devenue muette, mais dont les dernières vibrations étaient encore sensibles dans la langue vivante. Car alors, la prononciation du sheva ne devant pas s’effacer entièrement en sheva quiescent, il était prononcé comme mobile, malgré sa position où 1l devrait fermer une syllabe; cela à pour suite naturelle lPaspiration de la consonne suivante, c’est à dire qu’elle ne peut pas prendre de daguesh léger. Mais la voyelle brève devant ce sheva ne devient pourtant pas longue, de sorte qu'il est toujours censé fermer la syllabe, du moins virtuellement. C’est dans cette position qu’on le nomme sheva moyen (VOYAS MIE ET)
Cela se rencontre régulièrement:
1. dans les formes dérivées où, par suite de la flexion, une voyelle de la forme originaire est devenue sheva; par ex. 1271 (poursuivez) Jos. 2, 5, formé de 477 {poursuis); 272 (rois de) Ps. 22 formé de D°225 (rois), mais 1297 (mon roi) PS. 2, 6, dérivé de la forme primitive 72 2 ; na (à La maison) Ps. 68, 7, formé de M2;