‹ Grammaire hébraïqueChapitre 70 sur 289 · DES GUTTURALES · texte numérisé non relu

DES GUTTURALES

8 %6. a. Les qutturales aiment à être précédées du son a. On dit, par ex., pau” (il entendra) pour Va” ; po2 (il a englouti) pour po (8 174). i

1. Souvent l'influence de la gutturale s'étend même sur la voyelle qui suit, surtout avec ÿ. — Ex. pro (onyx), nat” (don), Dÿ3 (suavité), nE (peur), 95 (porte), pour Dn5, 375, Dÿ3, etc. (S 284. À. à.).

2. C’est par la même tendance que, dans une syllabe qui contient une gutturale, le hireg devant sheva se change en segol, voyelle qui tient le milieu entre à et a. — Ex. 31127 (Hébron); 1219 (génisse); Jin (état construit de ji) (vision de) Job 20, 8.

b. Lorsque, à la fin du mot, la voyelle qui précède la gutturale ne peut pas être changée, on fait entendre entre Ia voyelle et la gutturale un demi-patah, qui se prononce trèsrapidement avant la gutturale, quoiqu'il soit placé au-dessous d'elle, et qui ne compte jamais comme formant une syllabe. Il n’y à que le Y, le M et le ;1 (3 avec mappiq) qui prennent ce demi-patañh, appelé patâh furtif. Ainsi: DD râgia (firmament); MA rouah (esprit): MT mâshiah (ont); ion éloähh (Dieu). $

$ 7%. Le " (voy. $ 56) se rapproche des gutturales:

a) en ce qu'il se refuse !) comme elles à l'insertion du daguesh ($ 74, a); par ex. 112 (à a béni) pour 172 ($ 172);

b) ence qu’il aime à être précédé d’un __ ; par ex. 9271 (al a rendu amer) pour 927 ($ 202, b; 204); NT (et vit) pour NT ($ 257, 7). |

Le " ne prend jamais de patah furtf.

1) À peu d’exceptions près; par ex. daguesh compensatif : NA morrat (l'amertume de) Prov. 14, 10; daguesh euphonique : AY UT (l'exaspérer) 1 Sam, 1, 6.

42 — DES LETTRES QUIESCENTES — $ 78.

ARTEUN EL Des lettres quiescentes.

$ 48. a. Les trois lettres N, *, ?, dont nous avons mentionné le rapport avec les voyelles au $ 8, et la lettre 1!) sont appelées lettres quiescentes dans les cas où elles perdent complètement leur valeur de consonnes. (Il va sans dire qu’alors elles ne portent jamais aucun point-voyelle ; comp. $ 15.)

b. Cela arrive lorsqu'elles se trouvent placées à la fin d’une syllabe et qu’elles sont précédées d’une voyelle avec laquelle elles peuvent se confondre. À cet égard il faut observer que :

N peut être quiescent avec toutes les voyelles;

11 n’est Jamais quiescent en 2 et ou;

\ peut seulement se confondre avec o et ow (Ÿ__, 1); * seulement avec e et 2 (7,9, 1),

€. Si la voyelle précédente est brève, elle devient longue par la lettre quiescente; par ex. KXS pour KX3, nnŸT pour PNT'.

Remarque. Ces lettres, lorsqu'elles sont quiescentes, ne sont pas toujours écrites; on trouve $> (voix) aussi bien que Sp. Ce n’est du reste qu'une différence orthographique. Lorsque la lettre quiescente est écrite, les grammairiens disent que son orthographe est pleine, et dans le cas contraire, qu’elle est défective [($ 9, 4). On remarque que l’orthographe défechve prévaut dans les écrits les plus anciens ; le nom de David (1), par ex., est écrit sans ? dans les livres historiques, les

Psaumes et les Prophètes, avec ? dans les Chroniques, etc.

1) On à réuni ces quatre lettres dans le mot mnémotechnique TITN êhévi.

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