I. 2-4. —— LANGUES SÉMITIQUES — XVII
l’ancien alphabet grec, et de là toutes nos écritures européennes. — Nous laissons entièrement de côté les caractères cunéiformes employés pour l’assyrien, qui rentrent dans un tout autre système d'écriture.)
3. Ces langues se divisent en trois groupes principaux: le groupe du nord, qui comprend les dialectes araméens; le groupe du sud, soit l’idiome arabe; et le groupe du milieu, formé par les dialectes de Canaan, l'hébreu, le phénicien etc. — De nos jours on à pu y ajouter un quatrième groupe, dont le territoire est à l’orient de la Palestine : Le dialecte assyrien et babylonien, qui se rattache aux dialectes araméens. L'étude de cette langue n’a pu être entamée que depuis qu’on est parvenu à déchiffrer, en partie du moins, les inscriptions cunéiformes, déterrées dans les collines qui renferment les ruines de Ninive et de Babylone.
4. L’araméen tire son nom de Aram (ON, Gen. 10, 22.23), nom qui, en sens géographique, désigne ce que nous appelons la Syrie. C’est de toutes les langues sémitiques la plus rude et la plus pauvre. On en distingue deux branches principales:
a. L’araméen du nord-est, qu’on désigne ordinairement par le nom de syriaque, n’est connu de nous qu’à dater de l’ère chrétienne, où une littérature ecclésiastique commença à se former par des versions du Nouveau Testament, dont la plus célèbre est connue sous le nom de Peshito). Elle fut faite vers la fin du 2e siècle, et fut bientôt suivie d’une version de l'Ancien Testament. — Cette littérature prit un certain essor, principalement depuis Ephrem, célèbre Père de l’église syrienne et théologien du 4° siècle. Après l'invasion des Arabes mahométans, depuis le 7e siècle, le syriaque commenca à faire place à l’arabe, et déjà
1) NDWDE, c’est à dire La simple, parce qu'elle rend le sens littéral, en opposition aux traductions paraphrastiques et aux commentaires allégoriques de cette époque. La racine D®2 a le même sens dans le Talmud et chez les rabbins.
Preiswerk, Gram. héb. B