XVIII — INTRODUCTION — LE
au 13° siècle il avait presque entièrement cessé d’être une langue vivante ; quelques dialectes ont persisté cependant jusqu’à nos jours dans des régions isolées. Mais il s’est conservé comme langue ecclésiastique presque dans toutes les sectes chrétiennes de l'Orient. C’est en particulier la langue des livres sacrés des Mandéens (ou Nazoréens), qui est un syriaque considérablement altéré. (Comparez les articles sur les Mandéens dans les Encyclopédies de Herzoc et de LIcaTENBERGER.) De même, la Guemara de Babylone présente un dialecte syriaque dégénéré. (Voy. plus bas, n° 6, b.) Les Maronites du Liban se servent encore du syriaque pour leur liturgie et s’occupent de son étude comme langue savante.
b. L’araméen du sud-ouest est le dialecte des contrées au nord et au nord-est de la Palestine. C’est ce dialecte que parlait la famille parente d'Abraham en Mésopotamie (pays nommé en hébreu D 12 ON; DIN 772). Il s’en trouve un spécimen déjà dans la Genèse (31, AT), savoir le nom que Laban donne au monument érigé par Jacob: NTI 1U 2”, et que Jacob lui-même traduit par 793. En outre il se rencontre dans l'Ancien Testament dans un verset de Jérémie (10, 11) et dans quelques parties de Daniel (2, 4 à 7, 28) et d’Esdras (4, 8 à 6, 18 et 7, 12-26). C’est dans cet idiome aussi que sont composées les traductions et paraphrases juives, dites Targums (PAIN, traductions). (Comp. IT, 2.) — Un dialecte qui en descend est le Samaritain, dans lequel une traduction du Pentateuque nous a été conservée. — La Guemara de Jérusalem (qu’on devrait appeler de Tibériade) présente un dialecte araméen (chaldéen) dégénéré, image fidèle de la langue parlée alors en Galilée. (Comp. I, 3).
On a donné à cette branche de l’araméen le nom de chaldéen, parce que c’étaient les Chaldéens qui avaient le pouvoir à Babylone, la dynastie de Nébucadnétsar étant une dynastie chaldéenne, et que dans le livre de Daniel (2, 4) il est dit que les sages chaldéens parlaient au roi en NAN. Mais ce nom est inexact, Car le chaldéen proprement dit, c’est à dire la langue