‹ Grammaire hébraïqueChapitre 82 sur 289 · LA RACINE — S · texte numérisé non relu

LA RACINE — S

verbe et la plupart des autres parties du discours, notamment le nom, substantif et adjectif, duquel sortent à leur tour les adverbes, les prépositions et les conjonctions. (Les pronoms et

les interjections ont une position particulière; comp. $ 398, etc.)

1. Tous les verbes cependant n’ont pas formé des noms; du moins il y en a un certain nombre dont nous ne connaissons que la racine verbale, comme 229 (lapider), Dan (frapper) ete. — D'autre part il ne se présente pas de racine verbale pour tous les noms; par ex. 243 (sud), j2A (paille); on peut cependant présumer que ces verbes ont existé jadis, d'autant plus qu'on les trouve pour la plupart dans les dialectes voisins; par ex. pour 231: en chaldéen 233 (dl fut desséché).

2. Il est certain qu’un grand nombre de racines ne se composaient originairement que de deux consonnes. Cela se voit dans les verbes qui commencent par un * ou un 3(22?, #33), dans ceux dont la deuxième consonne n’est qu'une lettre quiescente (D1P, 272), dans ceux enfin qui redoublent la deuxième consonne (329) ou qui se terminent par un n (nb3). Tous ces verbes ne conservent leurs trois radicales que dans une partie de leur flexion, et dans beaucoup de formes ils ne présentent que les deux lettres primitives. On peut poursuivre encore plus loin cette réduction à deux consonnes; mais le développement de ces racines primaires (bilittères) en forme triittère remonte à une époque antérieure à l’état de la langue telle qu’elle existe pour nous dans le texte sacré, et son étude nous mèênerait au-delà des limites de notre tâche.

3. Le principe des trois lettres s’est tellement emparé de l'organisme de la langue, qu’il exerce son influence même sur des mots pour lesquels nous ne connaissons qu'une composition de deux lettres ; par ex. EN (mère) redouble son % en prenant des suffixes (AN ma mère), comme s'il dérivait d'une racine DK.

4. Quant aux lettres dont se compose une racine, on remarque principalement trois points:

a) La même consonne ne se répète jamais au commencement, mais souvent à la fin de la racine, de sorte que, par exemple, il ne peut pas y avoir une racine Po, mais bien 2.

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