‹ Grammaire hébraïqueChapitre 83 sur 289 · LA RACINE · texte numérisé non relu

LA RACINE

B) Les consonnes d'une même classe se remplacent parfois l'une l'autre (comp. $ 57), surtout par le fait que la prononciation dure s'est amollie avec le temps (comme PO£ et P1® jouer, rire); souvent 6e changement s’est produit en vue d'exprimer une nuance de la signification; par ex. 28 (éclore, fleurir) et ñ72 léclore, porter des fruits); Ÿ£E) (couper) et T14 (tondre).

Il se trouve même des permutations d'une classe à l'autre, comme d'une lettre dentale (sibilante) en une lettre linguale; par ex. 729 et TA (appuyer) etc.

7) La langue a évité, en général, de faire suivre deux consonnes différentes qui se prononcent au moyen du même organe, par ex. deux palatales (4 3, P) ou deux dentales (7 D, D),

Pour une théorie plus détaillée des racines, voyez, outre (esenius-Kautzsch, Stade $ 139.

5. On trouve quelques formes exceptionnelles qui présentent quatre consonnes radicales. (Voy. $ 269.)

$S 107. La langue se sert de deux moyens pour former avec la racine des mots, savoir:

a) la racine est modifiée soit par le redoublement ou le retranchement d'une consonne, soit par le changement des voyelles ;

b) une ou plusieurs lettres s'ajoutent au commencement ou à la fin de la racine.

Page 1