II. Le jussif
$S 140. Pour employer l’aoriste dans le sens d’un ordre donné (comme notre futur: vous rez), la langue hébraïque aime à en raccourcir la prononciation et à faire monter le ton à la première syllabe, si toutefois la formation du mot le permet. C’est alors ce qu’on appelle le mode jussif de l’aoriste.
Le verbe fort ne se prête à ce procédé qu’au hiphil, où le *__ devient __ pour exprimer ce sens: 75 (qu'il extirpe) Ps. 12, 4. — C’est surtout dans quelques classes des verbes faibles que cela a lieu (comp. $ 232, a; 257). — Ex. D) (qu'il meure) de 5%, 1 Rois 21, 10; Dj? (qu'il accomplisse) 1 Sam. 1,523 :#27? (qu'il soit nombreux) pour a V;.de Ra) Gen. 1, 22; 29 (multiplie!) pour F29A, Ps. 71, 21.
Cette forme abrégée remplace même par exception tout simplement la forme pleine; par ex. 72 (4 a frappé) pour ñ27, de n33, Osée 6, 1.
S 141. À l'impératif un pareil abrégement est très rare et restreint aux verbes faibles ($ 258). — Ex. 53 (ôte) pour nm ?3, tt MAD Sn (amplore) pour non, 1 Rois 13, 6; mn pour RERIRE Juges 20, 38; 10 pour nr, 2 Rois 13, 18. \
Le vav consécutif,
$ 142. Nous avons dit ($ 110) que, en hébreu, les formes du verbe qu’on appelle les temps ne sont pas destinées, comme dans nos langues, à distinguer nettement le passé, le présent et le futur, mais plutôt à exprimer l’action accomplie et l’action en train de s'accomplir, Ce que nous indiquons par les termes de parfait et d’aoriste. C’est ce qu’il faut se rappeler pour saisir la manière toute particulière dont l’hébreu met les verbes en rapport entre eux.