II. Deuxième conjugaison (tr
La conjugaison française en ir correspond à la conjugaison latine en ïre.
Elle comprend des verbes latins en ire {fmîre-hmv) en ère (florére-fleurir), en ère (colligere-cueillir).
Les verbes de la seconde conjugaison française sont au nombre de 350, qu'on peut diviser en deux catégories bien distinctes :
1° Les verbes qui suivent à tous les temps, et à toutes les personnes , la conjugaison latine. Ainsi venir (venire) qui fait au présent viens (venio), à l'imparfait venais (veniebam), etc., en un mot qui provient directement des formes correspondantes en la lin.
2° Les verbes qui ajoutent is au radical, au lieu de se borner à reproduire les formes latines. Ainsi fleurir qui fait au présent fleur-is, à l'imparfait fleuriss-ais, au lieu de fleur (tloréo), fleurais (florebam), comme venio, veniebam, font viens, venais. — Quelle est l'origine de ces verbes si bizarrement construits', et quel procédé la langue française a-t-elle employé pour les créer? — Il existe en latin des verbes tels que dt^rESCERE, flor escere, implESCERE, gemiscERE, qui marquent une augmentation graduelle de l'action exprimée par le radical (durescere, durcir de plus