‹ Grammaire historique de la langue française;Chapitre 11 sur 181 · I. M. G. Paris · texte numérisé non relu

I. M. G. Paris

b PREFACE.

lologie, vient s'ajouter un auxiliaire précieux, la comparaison, C'est par la comparaison que les théories se confirment, c'est par elle que les hypothèses se vérifient : et dans l'exemple que nous venons de citer, la comparaison de l'italien et de l'espagnol aima au français âme apporte à l'hypothèse proposée d'invincibles éléments de certitude.

Armé de cette double méthode historique et comparative, un savant illustre de l'Allemagne, M. Frédéric Diez, écrivit de 1836 à 1842 la grammaire comparée des cinq langues filles du latin1, et montra suivant quelles lois elles s'étaient formées de l'idiome romain. S'appuyant sur les principes philologiques posés par M. Diez, MM. Bartsch et. Mâtzner en Allemagne, en France MM. Littré, G-uessard, P. Meyer, Gr. Paris, ont repris son œuvre pour la langue française en particulier, et par de nombreux travaux de détail ont éclairci le problème de nos origines 2.

\ . Les Allemands ont rivé les cinq langues de la famille latine (italien, espagnol, français, portugais, valaque) par le nom générique de Langues Romanes, dénomination commode et claire, tout à fait entrée aujourd'hui dans le langage de la science, et que nous emploierons durant tout le cours de ce livre.

2. Cependant les travaux des philologues français sont loin d'être tous également bons : sans parler ici dé la compilation fort inégale de M. Ampère, ni du livre de M. Chevallet, œuvre estimable en son temps, mais dépassée aujourd'hui, on ne peut trop déplorer le succès qui accueillit, ii y a vingt ans, le livre de M. Génin (Variations de la langue française), recueil de paradoxes et de tours de force, où l'auteur jongle avec les mots, au grand ébahissement du public ébloui. D'ailleurs homme d'esprit, Génin savait que les lecteurs français préféreront toujours une épigramme bien tournée à une sèche vérité,

PREFACE

Malgré ces efforts incessants, les principes do la philologie française , à peine connus chez nous du public savant, sont encore ignorés de la grande majorité du public lettré. J'ai pensé qu'on pourrait répandre et vulgariser ces résultats en les débarrassant de l'échafaudage scientifique, et rendre ainsi accessibles au plus grand nombre des lecteurs, en les résumant sous un mince volume, les lois qui ont présidé à la formation de notre idiome national. — D'ailleurs une telle œuvre n'est point chose nouvelle, hors de France du moins. Chez nos voisins d'Allemagne et d'Angleterre, Tétude de la langue nationale a conquis son droit de cité dans les collèges et les gymnases, où elle règne sans conteste à côté du grec et du latin1 : elle n'a pas encore pénétré chez nous, pas même dans renseignement supérieur.

M. Fortoul qui, a côté de beaucoup d'erreurs, a eu quelques créations heureuses, décréta en 18531'ensei-

— et lui qui n'avait jamais lu (et pour cause) une ligne d'allemand, raillait agréablement « les nébuleuses élucubrations des cerveaux germaniques », plaisanterie un peu usée, mais toujours applaudie chez nous : Génin oubliait qu'un bon mot n'a jamais tenu lieu d'un argument, et qu'en matière scientifique, la question n'est pas d'avoir de? idées allemandes ou des idées françaises, mais avant tout des idées justes.

\ . Je ne citerai que deux livres tout à fait élémentaires et dont les nombreuses éditions attestent le succès : — en Angleterre, l'Histoire de la langue anglaise, de Gleig (History of english language , dans les Gleig's School séries) — en Allemagne, la Grammaire historique de l'allemand, par Vilmar, à l'usage des classes supérieures des gymnases. (Anjangs grande der deutschen Grammatik, zunsechst tïtr die obersten Klassen der Gymnasien, v. Dl Vilmar, 6le Auflage. I864.J

8 PRÉFACE

gnementde la grammaire comparée dans les classes supérieures des Lycées. C'était un acheminement vers l'é tude de la langue française : cette œuvre fut détruite par son successeur ; acte d'autant plus regrettable, que le ministère actuel, qui a cessé d'imposer l'étude du grec et du latin à des élèves £ui n'en ont que faire, qui a créé enfin l'enseignement industriel à côté de l'enseignement classique, devrait fortifier d'autant celui-ci, en introduisant l'étude des trois langues classiques parallèlement à celle des trois littératures. — Un seul homme en France, l'honorable M. Monjean, directeur du collège Ghaptal, a osé introduire un cours à'Histoire de la langue française dans la classe de rhétorique, et cet essai a réussi; puisse cet exemple enhardir l'Université, et la décider à répandre dans les classes supérieures de nos lycées les résultats incontestablement acquis à la science ! Mon but serait pleinement atteint, si ce modeste manuel de philologie française pouvait, en quelque chose, hâter cette rénovation.

Ce n'est pas en deux cents pages qu'on peut avoir la prétention d'exposer complètement la .Grammaire historique d'une langue, lorsque trois volumes y suffiraient à peine. Laissant dans l'ombre tous les points secondaires et les lois.de détail, j'ai dû me borner à mettre en lumière les lois essentielles et les principes fondamentaux, pour ne point sortir du cadre que je m'étais tracé.

Le sujet de ce livre n'est donc point, je le répète, la

PRLiFACE.

Grammaire du vieux français. L'ancien français ne figure ici qu'à propos de la langue moderne (pour appliquer à mon livre ce que M.Littré disait de son Dictionnaire historique — siparva licet componeremagHis — ). L'usage présent dépend de l'usage ancien et ne s'explique que par lui : le français moderne sans la langue ancienne est un arbre sans ses racines; le vieux Français sans la laDgue moderne est un arbre sans ses branches et sans ses feuilles ; les séparer peut se faire et s'est fait à tort jusqu'à présent: les avoir réunis est l'originalité de cette grammaire. De là son titre de Grammaire historique.

Ge livre comprend trois parties bien distinctes : l'Introduction, où j'ai esquissé l'histoire de notre langue, de sa formation et des éléments qui la composent; la Grammaire historique qui étudie successivement les lettres (livre I), la flexion (livre II), la formation des mots (livre III) ; enfin, un Appendice contenant les règles à suivre dans la recherche des ètymologies ainsi qu'une courte histoire de la versification française. Les notes qui terminent le volume fournissent au lecteur, avec l'indication des sources auxquelles j'ai puisé, un choix des meilleurs travaux publiés en France et en Allemagne sur l'histoire de notre langue.

Je veux, en terminant, exprimer toute ma reconnaissance à MM. Egger, Littré et Ernest Renan, membres de l'Institut, qui ont bien voulu m'aider de leurs conseils et de leurs encouragements; à M. Emile Lemoine, ancien élève de l'École polytechnique; enfin

10 PRÉFACE

et surtout à MM. Paul Meyer et G. Paris, dont l'amitié m'a conseillé et soutenu dans cette tâche ; si ce livre vaut quelque chose, c'est à eux que le public le devra.

Solfe Juaa 6 mai 1867.

César rapporte qu'à son arrivée en Gaule il trouva trois peuples distincts de langue, de mœurs et de lois : les Belges au Nord, les Aquitains entre la Garonne et les Pyrénées, au centre les Gaulois proprement dits ou Celtes. De ces peuples, les Celtes et les Belges, comme nous l'apprennent d'autres sources, étaient de même race. Les Aquitains semblent avoir eu en partie une origine ibérique, c'est-à-dire qu'ils appartenaient à ces tribus appelées par les Romains Ibères ou habitant les bords de l'Èbre, et dont la langue a peut-être persisté dans le basque ou Euskara.

Le territoire actuel de la France était donc presque entièrement occupé par ces peuplades que les Romains appelaient Celtes (du nom d'une de leur plus impor-

tantes confédérations), et- qui, dans leur propre langue, se nommaient Gais ou Gaëls. Les anciens nous les dépeignent comme de grands corps blancs et blonds, avides de bruit et de mouvement, dont Tunique souci est de bien combattre et de finement parler, « Les Gaulois, dit Gaton l'ancien, se livrent avec passion à deux choses, aux armes et à la discussion. » Leur civilisation, qui sous le rapport de l'industrie et de l'agriculture, était assez avancée, et qui offrait une organisation politique originale et intéressante, aurait pris peutêtre un développement important si la conquête romaine lui en avait laissé le temps et le pouvoir1. Depuis combien de siècles habitaient-ils la Gaule, et quelle suite d'événements les avait 'amenés au bord de l'Océan? C'est ce que nous ne saurons jamais2, puisque les Gaulois n'écrivaient point; leur histoire authentique commence du jour où la Gaule, abdiquant

\ . Remarquons en passant que les monuments de pierre qu'on désigne en France par le nom de celtiques (dol-men, menhir, etc...,) ne viennent sans doute point des Gaulois, et que ces prétendues pierres druidiques n'eurent jamais rien de commun avec les Druides. Un savant danois, M.Worsaae, et en France M. Prosper Mérimée, ont démontré récemment que ces monuments appartiennent à une humanité plus ancienne: jamais aucun peuple de la race indo-européenne n'a bâti de la sorte. On. sait qu'ils se trouvent également dans tout le nord de l'Afrique, et dans l'extrême nord aussi bien que dans l'ouest de l'Europe. . •

•2. En revanche, la philologie nous a appris d'une façon sûre d'où ils venaient et à quelle race ils appartenaient. En comparant entre eux le celtique, le grec, le latin, le slave, le gothique, le sanscrit, les savants ont reconnu que ces langues forment six rameaux d'un même tronc, et qu'elles viennent toutes de la langue aryenne, aujourd'hui disparue, parlée il y a six mille ans sur les bords de l'Oxus: comme la filiation des langues prouve la filiation des peuples, il est

son indépendance, devient province romaine. C'est aux vainqueurs que nous devons de posséder quelques notions éparses sur la vie, l'état social, les mœurs et la religion des vaincus : et l'on peut dire que la Gaule indépendante naît à l'histoire du jour où elle a cessé d'exister.

Vers le sixième siècle avant J. G. des Grecs chassés de Phocée débarquèrent à l'embouchure du Rhône, où ils fondèrent Massilie, qui fut plus tard Marseille. Par les relations qu'elle entretint avec Rome, cette colonie devait être un jour la source de tous les malheurs des Gaulois. Alliée de bonne heure aux Romains, c'est elle qui leur ouvrit le chemin des Gaules, en les appelant à son secours contre les Ligures (153). Les Romains commencèrent par s'emparer du bassin du Rhône : dès lors la voie était ouverte, et ils s'élancèrent avec César à la conquête de ce pays inconnu; les Gaulois résistèrent vaillamment, brûlant leurs villages, leurs récoltes, leurs provisions, changeant le pays en un désert pour affamer l'ennemi. César ne put les réduire que par la terreur : à Bourges, il massacra dix mille femmes et enfants ; à Vannes, il fit égorger tous les chefs d'une tribu, et vendit la tribu entière à l'encan ; à Uxellodu-

certain qu'entre le quarantième et le vingtième siècle avant notre ère, la famille de peuples connue sous le nom d'Aryens quitta la Bactriane et les plateaux de l'Asie centrale pour se diriger vers l'Europe, et par la séparation successive de ses principales tribus, forma les Celtes, les Germains, les Slaves, les Grecs et les Latins. C'est ainsi que l'origine des Gaulois nous a été révélée par le seul fait que lnur langue entre dans le concert des langues ludo-euroyée/mes.

nurn, il coupa les mams à tous les prisonniers. Après huit ans d'une guerre atroce et d'horribles massacres, la Gaule était aux pieds de César. Les Romains allaient administrer leur conquête.

Le graDd secret de la politique romaine réside, comme chacun sait, dans la perfection de son mode de colonisation. Lorsqu'une province était conquise, on employait deux moyens pour la conserver ; le moyen militaire consistait à entourer la portion conquise par des légions placées à la frontière : une fois le pays conquis isolé ainsi de toute influence extérieure, on instituait à l'intérieur une administration énergique qui broyait en peu de temps les résistances locales ; on imposait aux yaincus la langue et la religion des vainqueurs, on exterminait à huis clos ou Ton transportait les récalcitrants1, qu'on remplaçait par des colons et des affranchis venus de Rome.

Grâce à ce mode violent et habile, en quelques années la fusion des vaincus et*des vainqueurs était accomplie, et moins d'un siècle après la conquête, on parlait latin dans toute la Gaule. Mais ce latin, qu'importaient en Gaule les colons et les soldats, ressem blait aussi peu à la langue de Virgile que le français enseigné par nos soldats aux Arabes d'Algérie ressemble à l'idiome de Bossuet ou à celui de Chateaubriand8; il se distinguait du latin classique ou latin

\. César se vantait d'avoir battu monnaie en vendant comme esclaves un million de Gaulois.

2. Il lui ressemblait moins encore, caries différences syntaxiques étaient plus considérables.

écrit par un vocabulaire spécial et des formes particulières, dont l'originalité mérite que nous nous y arrêtions un instant.

C'est une loi de l'histoire que toute langue comme toute nation, une à l'origine, ne tarde point à se dédoubler en classe noble et classe populaire, et parallèlement en langue noble et langue populaire. C'est ainsi qu'au bout de peu de temps les diverses habitudes de chaque classe de la société finissent par briser l'unité de la langue, et l'approprient à toutes les nécessités différentes ; c'est ainsi que toute langue se scinde au moment où elle arrive à l'art et à la poésie, et cette période littéraire se marque par la séparation de la nation en deux corps : les lettrés et les illettrés, les patriciens et la plèbe.

La langue latine n'échappa point à cette nécessité, et c'est au temps de la deuxième guerre punique que remonte la scission de l'idiome latin en langue vulgaire et en langue littéraire ou langue écrite : sorties l'une et l'autre d'une souche commune, elles allèrent toujours en divergeant davantage. Au deuxième siècle, l'introduction de l'art grec à Rome par les Scipions, la conquête de la Grèce et sa réduction en province romaine, mirent la langue grecque à la mode dans l'aristocratie romaine, et, suivant l'expression d'Horace, « la Grèce conquit à son tour son brutal vainqueur. » L'écart qui séparait le latin populaire du latin classique s'accrut alors brusquement, car l'importation des mœurs grecques dans les hautes classes de la société romaine eut pour

conséquence l'introduction dans la langue littéraire d'une foule de mots purement grecs qui ne pénétrèrent point dans l'idiome populaire. C'est ainsi que les patriciens romains empruntèrent aux Grecs plusieurs centaines de mots, tels que : <ptXoao©ia, yEojypacpia, à{A<pt&£aTpov, Î7CTroppo(jioç, i;a(jL£Tpoç, l'fitaciov, etc., qu'ils transportèrent en latin, presque sans changement (philosophia, geographia, amphitheatrum, hippodromus, hexameter, ephippium, etc.).

Ces mots de bon ton, calques serviles des mots grecs, restèrent aussi étrangers à la langue du peuple que les emprunts aristocratiques faits aujourd'hui à la langue anglaise (turf, sport, cricket, steeple- chasé) ou aux langues savantes (diluvium, stratification, ornithologie) le sont aux paysans de nos campagnes. Cette importation de mots savants, cet emprunt artificiel à un idiome étranger, en transformant la langue littéraire latine, accrut les différences qui la séparaient du langage populaire ; et comme les deux côtés d'un angle divergent d'autant plus qu'ils s'éloignent du sommet, ainsi la langue littéraire, la langue classique, le sermo nobilis enfin, s'éloigna de plus en plus et érait devenue, au temps de César, tout à fait différente du latin vulgaire, de cet humble idiome que les écrivains latins appellent avec dédain « la langue de la populace, des paysans et des soldats » (sermo plebeius, rusticus, — castrense verbum).

Chacun d'eux avait des formes grammaticales et un vocabulaire distincts. Ainsi l'idiome littéraire exprimait l'idée de frapper .par verberare, l'idiome populaire

par baluere; cheval, semaine, aider, doubler, bataille, etc., étaient respectivement dans la langue patricienne, equus, hebdomas, juvare, duplicare, pugna, dans la langue du peuple , caballus, septimana, adjulare, duplare, batualia.

Cette langue latine populaire ne s'écrivait point, et nous aurions toujours ignoré son existence si les grammairiens romains n'avaient pris soin de nous la révéler, en citant plusieurs expressions usitées dans le peuple qu'ils recommandent d'éviter comme basses ou triviales. Ainsi Gassiodore nous apprend qu'on appelait vulgairement batalia les combats simulés des gladiateurs et les exercices des soldats « quœ vulgo batalia dicuntur exercitationes gladiatorum vel militum significant. » Pugna était le mot littéraire, batalia le mot populaire ; c'est pugna qui a disparu, et batalia nous est resté sous la forme de bataille. Ces Vaugelas de leur temps ne pouvaient guère prévoir que cet idiome littéraire, si admiré par eux, disparaîtrait un jour et qu'à sa place régnerait le latin populaire, donnant naissance à l'italien, an français, à l'espagnol, assez fort enfin p our porter la littérature de trois grands peuples.

Importé en Gaule par les soldats et les colons, le iatin vulgaire s'y acclimata rapidement, et dès le premier siècle de notre ère il avait supplanté le celtique par toute la Gaule, à l'exception de l'Armorique et de quelques points isolés. Cent ans après la conquête, les femmes et les enfants chantaient des chansons latines, et l'usage du latin devint assez exclusif pour qu'au

temps de Strabon on ne regardât déjà plus les Graulois comme des barbares. D'ailleurs, le séjour prolongé des légions romaines, l'arrivée incessante de nouveaux colons, la nécessité pour les gens du peuple de plaider aux tribunaux romains, plus tard la conversion des Gaulois au christianisme, enfin la mobilité d'esprit naturelle aux Celtes et leur amour du changement *, tout contribuait à faire adopter au peuple gaulois la langue des vainqueurs.

En même temps que, forcé par la nécessité, le peuple oubliait le celtique pour le latin vulgaire, les hautes classes gauloises , poussées par l'ambition , adoptaient le latin littéraire et s'exerçaient à l'éloquence romaine, afin d'arriver aux fonctions politiques. Dès le temps d'Auguste, la Gaule était pour Rome une pépinière de rhéteurs et de grammairiens ; les écoles d'Autun, de Bordeaux et de Lyon, étaient célèbres dans tout l'Empire. Pline se vantait dans une de ses lettres2 que ses œuvres étaient connues dans toute la Gaule. César ouvrit le Sénat aux Gaulois; Claude leur permit de prétendre à toutes les charges de l'État, sous la seule condition d'apprendre le latin ; on voit sans peine pourquoi la noblesse gauloise oublia si vite le celtique.

Celui-ci disparut de la Gaule en laissant sur la langue latine quelques traces bien faibles, il est vrai, mais qui témoignent de son passage. Ainsi, les Ro-

4. a Les Gaulois, dit César, sont changeants dans leurs desseins, mobiles dans leurs résolution?, et surtout avides de nouveauté, » De lelle Gallico, IV, 5.

Page 1