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Mots modernes: transcription, transport, etc

S 2. Particules qualitatives.

Les particules de qualité sont au nombre de quatre :

Benè. — (fr. bien) :

Bienfait (frenefactum), bienheureux, bienvenu, etc....

Mâle. — (fr. mal, mau) :

Malmener (maZe-minare), maltraiter (m&Je-tractare), maudire (ma/edicere), maussade (maJe-sapidus)1, malade ( ma fe-aptus). Sur ce mot, voyez ci-dessus page 130), malsain (maie sanus).

Minus. — (fr. mes, mè) :

Mè-àire, me-faire, me-prendre, me-fier, mésestimer, etc...2.

Magis. — (fr. mais) :

Il a donné la conjonction mais : magis dans son sens originaire a été remplacé dans notre langue, par le latines. — Ce mot a gardé cependant son sens primitif dans la locution n'en pouvoir mais.

\ . Sdpidus donna en vieux français sade, d'où male-sdpidus , maussade.

2, Ce préfixe mes, mè ne vient point de l'allemand miss} comme plusieurs l'ont prétendu, mais du latin minus, étymologie qui est confirmée parla forme ancienne du préfixe français, et par sa forme dans les autres langues romanes : le latin minus- pretiarc devient en espagnol menos-preciar , en portugais menos-prezar, en provençal mens-prezar, en français mespriser ou mépriser.

\ S 3. Particules quantitatives.

Bis. — (fr. bé, bi) :

Ztévue (le sens originaire de ce mot est double-vue). — La forme savante est bis : biscu.it (6is-coctus), bisaïeul (èis aviolus), biscornu (bis-cornu), etc....

Médius. — (fr. mi) :

Miài (média dies), minuit (média nocte), mi-lieu (medio -\oco) , mi-janvier, mi- carême, etc.... Dimidium a donné demi....

Semi. Parmi (Per-medio). "'

§ 4. Particules négatives.

Non. — (fr. non).

iVonpareil, nonchaloir (ce verbe qui nous est resté dans le participe présent, nonchalant, est un composé du verbe chaloir que nous avons étudié ailleurs1).

In. — (fr. en) :

enfant (i?2-fantem). La forme savante est in: inutile, indécis.

<, Yovez page 222.

Dérivation.

Comme les préfixes, les suffixes eux aussi doivent être considérés au double point de vue de Y origine et de la forme.

1° de Y origine : les suffixes peuvent être soit à' origine latine (premier — du latin primariws); soit d'origine française, c'est-à-dire crées sur le modèle des suffixes latins (encrier du français encre), mais n'ayant pas de correspondants en latin.

2° De la forme. Il faut soigneusement distinguer les suffixes de formation savante des suffixes de formation populaire, les dérivés tels que premier (primanws), séculier (ssecularis), écolier (scolaris), qui ont été formés par le peuple, — et les dérivés tels que primaire, séculaire, scolaire, qui nous viennent des savants.

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