‹ Grammaire historique de la langue française;Chapitre 171 sur 181 · Forme savante é : igné (ignew · texte numérisé non relu

Forme savante é : igné (ignew

3. Forme Bayante ie : chimie, vhilosophie, sjrmphonit, Australie. — fl

It-Ia. — (fr. esse).

Justesse (justifia), mollesse (mollira), paresse (pigrltia), tristesse (tristitià). — Dérivés français : Ivresse, politesse, tendresse.

Icem. — (de ex, ix).

Ce suffixe n'est représenté en français que par ce, se, ge : herse (hérpicera), puce (pûKcera), juge Qudicem), -ponce pôllicem), ponce (pûmz'cem), écorce (côriicem) *.

Icus, a, um. — (Fr. che, ge).

Vorche (pôrlka), manc/ie (minïca), serge (serïca), piège (pédfca), dimanche (domimea), Saintonge (santomea), forge (vieux fr. faurge, fohrica, voyez p. 130), perche (pértica), piège (pédzca)2.

Suffixes composés de ïcus.

kï-icus = âge (at'eus) : voyage (vieux fr. viatge, viâticum), fromage (formâ^cum), volage (volâiïcum), ombrage [umhrâtkum), ramage (ramâ^cwm), message (missâ^cum), sauvage (syhâlïcus) 3.

ne faut point la confondre avec les dérivés français en te, félonie (félon), tromper*'*? (tromper), etc., qui sontpopulaires et fort nombreux.

\. Forme savante ice: calice (càlicem).

2. Forme savante ique : portique (pôrU'c».?), fabrique (fàbmw), viatique (viài/cM/w).

3. Silva était en vieux français selve, sauve, qui a disparu comme iBom commun, mais a persisté dans quelques noms de lieu. Sauve Saint- Benoit (silva S. Eenedicti), etc., d'où silvdticus = sauvage (vieux français selvdtge). Ce n'eut donc qu'en méconnaissant complètement les lois de formation de noire langue qu'on a pu tirer sauvage de solivagus. Ce mot R'eût jamais donné en français qu« seulige (solivagus).

284 FORMATION DES xMOTS.

De là les dérivés nouveaux : mesurage, labourage, alliage, arrosage, etc.... — On a prétendu que ces mots viennent d'un suffixe bas-latin en agium .(par exemple message de messagium). Messagium existe en effet, mais loin d'avoir donné naissance à message, il n'est autre chose que le mot message latinisé par les clercs, alors que personne ne connaissait plus l'origine du mot (missaticum) , ni le suffixe formateur.

Idus. — (disparaît en français.)

Froid (îrigidus), pâle (pâlïdus), net (nitïdus), chaud (cilïdus, bas-latin caldus) i, tiède (tévidus), roide (régïdus), sade (sâTjïdus, d'où maussade : malè sapidus. Cf. p. 270) l.

Ins.— (fr. le). ,

Humb/e (humais), faible (ûehzlis, vieux fr. floible), douiHe (àûclUis), meuble (mohUis), immeub/e (immohtlis), frê/e (Imgïlis), grêle (grâdlis) 2.

Inus. — (Disparaît en français.)

Page (pâgma), âne (âsmus), jaune (gêAbmus), femme (fémma), frêne (fraxmws), dame (ddmma) charme (c&rrjmus), coffre (côiphinus) s.

Itus. — (fr. te).

Y ente (véndzta), rente (rèdàïta), dette (àéhïta), perte (perdra), quête (quseszto).

4. Forme savante ide, rigide (vigidus), sapide (sàpidus), aride (àr*« dus), etc....

2. Forme savante ile : mobile (mobilis), ductile (ducUVw), fragil8 (fragiïw), etc....

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