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HISTOIRE DES VOYELLES LATINES

Tout mot se compose d'une syllabe accentuée, ou tonique, et d'une ou plusieurs syllabes atones, c'est-àdire non accentuées qui précèdent ou qui suivent la tonique. Ainsi dans mercâtus, a est la tonique; e, u ne sont que des atones. En faisant l'histoire des voyelles latines, nous étudierons d'abord les voyelles accentuées, puis les voyelles atones.

Voyelles accentuées.

Dans les voyelles accentuées, nous distinguerons, les brèves, les longues et les voyelles de position (c'està-dire les voyelles suivies de deux consonnes, longues par leur position et non par leur nature) . Cette distinction qui peut sembler minutieuse, est loin d'être indii férente, car fêrum, avëna, fërrum, qui nous offrent chacun un e accentué, se comportent en français de trois manières différentes: la brève donne ie (fêrus-fier) ,1a longue oi {avëna- avoine) , la voyelle de position e (fërrum- fer) .

A bref devient ordinairement ai, en français: amo (aime), macer (maigre). — A long devient e: nâsus (nez), amâre (aimer), mortâlis (mortel.). — A en position

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