faut examiner à part les groupes suivants
1° MJ: vin demi a > vendange; voir § 472,4.
2° ML: cum(u)lum > comble; voir § 497, i.
3° MM. C e groupe s’est réduit régulièi ement (S 310) à m; la consonne tombée a reparu dans l’oithographe moderne: fl a m m a > /lame > flamme; ge m m a > geme > gemme; s u m m a
> some > somme (§ 211,i, Rem.). Pour /ïambe < flammula, voir § 513,i. Les mots tels que Emma, immaculé, immersion, mammifère, etc., où s’articule un m double, sont empruntés ou savants.
-t° MN. Dans ce groupe, m exerce une influence assimilatrice sur la consonne suivante: mn > mm, qui se simplifie en m; on écrit tantôt m, tantôt mm. La voyelle précédente, nasalisée dans l’ancienne prononciation (§ 211), est de nos jours purement orale:
Entrâmes
semer
Sotesmes
n o m (i) n a re
nommer
scamnum vfr
. esc ha me
lu m(i)nare vfi
\ lumer
somme
allumer
homme
lumière
lame
r u m (i) n a r e vfr. ruiner
femme
entamer
dame
demoiselle
On a le même ■dé d’un r:
développement du groupe mn
s’il est pré-
carm (i) n e
charme
car m (i) n a r e
charmer
terme
germer
Dans enclume (*includine), coutume (consuetudine), amertume (amaritudine), la terminaison -ud(i)ne est devenue -umne > -urne (cf. Romania, LI, 614).
Mots d’emprunt. Dans les mots d’emprunt les plus anciens, il y a eu assimilation anticipante (mn > nn > n), ou peut-être nasalisation avec disparition de m (§ 322); on écrit mn ou nn: autumnum > automne [oton]; columna > colonne; damnare > damner [dane]. Au moyen âge, on trouve des formes comme autompne, colompne, colombe, dampner, etc.; la forme colombe est restée comme terme technique. Les mots d’emprunt plus récents conservent mn: amnistie, automnal, calomnier, contemner, gymnastique, indemne, somnifère, somnolent. etc. Hymne [imn] s’écrivait hinne au XVIe siècle, et se prononçait probablement [ma]; la forme savante l’a emporté.
5° MNJ: s omniare > songer; voir § 472, i.
6° MR; cam(e)ra > chambre; voir g 497,2.