‹ Grammaire historique de la langue française (volume 2)Chapitre 109 sur 294 · M entre deux consonnes disparaît sans laisser de trace · texte numérisé non relu

M entre deux consonnes disparaît sans laisser de trace

d o r m (i) s dors

d o r m (i) t dort

d o r m (i) t o r i u ni dortoir verm(e)s vers

firm(u)s vfr. fers

i n f i r m (u) s vfr. enfers

fi r m (i) t a t e ni vfr. ferté i n f i r ni (i) t a t e ni vfr. en ferté

C’est ainsi que plusieurs mots dont le radical se termine en m, perdent parfois ce son dans la llexion. On déclinait au moyen âge: ners verm verm vers (II2, § 266, s), et on conjuguait ferm fers fert (fi r met), fermons, etc. (II2, § 135). L’analogie a fait disparaître m dans les noms: vers — ver, et l’a introduit partout dans les verbes; fermer fait maintenant au subj. présent ferme, fermes, ferme: on a pourtant conservé (lors, dort à côté de dormir, etc.

Cas isolés. M reste, en se dénasalisant, dans marin or > marbre. Sur le développement du groupe rmn en rm, voir § 323.

Page 1