IL L MOUILLÉ FINAL
353. Un / mouillé final se développe des groupes Ij, jl, cl, gl:
a 1 i u m ail
malleum mail valeo vfr. vail milium mil
c o n s i 1 i u m conseil t r e p a 1 i u m travail
o c u 1 u m œil
f e n u c u 1 u m fenouil
gubernaculum gouvernail v e t u 1 u m (§ 34 1 ,3) vieil Altoialum Auteuil
v i g i 1 o vfr. veil
Formes analogiques. Les vieilles formes vail (valeo), fail, vueil, boil (bullio), etc., ont été remplacées par vaux, faux, veux, bous, sous l’influence des 2e et 3e pers. du singulier:
vans (val es), vaut (valet), etc. Dans d’autres verbes, on a généralisé 17 mouillé, c’est ainsi qu’on dit sailles, saille au lieu de saus, sais (salis), saut, sait (salit); pour les détails, voir II2, § 42 et § 121. — Dans les noms, la latérale mouillée a parfois disparu sous l’influence d’autres formes; voir ci-dessous, § 354.
Cas isolés. Plusieurs mots en -il [LC] ont perdu la prononciation mouillée; le [if] aurait dû être remplacé dans la langue actuelle par un [j] comme dans mil, autrefois [mLC], maintenant [mi:j]; mais, au lieu de [i:j], on prononce [il] comme dans babil, cil (c ilium), péril (periculum), ou [i] comme dans goupil, outil (usitilium), persil (*petrosilium), sourcil. Ces développements sont dus, soit à l’influence de l’orthographe, soit à diverses analogies (comp. § 345). La prononciation mouillée s’est conservée dans de nombreux mots: babiller, ciller, sourciller, périlleux, outiller, persillade, etc. Notons enfin exil [tgzil] qui a remplacé l’ancienne forme populaire eissil [tjshf].
Mot d’emprunt. Émeri, de l it. smeriglio, est pour émeril.
Mots savants. Cénacle, miracle, spectacle, etc.