Sort général de P
1° P persiste au commencement d’un mol: purum > pur, et d’une syllabe après consonne: talpa > taupe.
2° P devient B devant L, à l’intérieur des mots: duplum > double.
3° P devient V devant B, à l’intérieur des mots: capra > chèvre, et entre deux voyelles: sapa > sève.
4° P devient F à la fin des mois, s’il est libre: capum > chef.
ô° P s’amuït devant une consonne (excepté/? et L): rupta roule, et entre deux consonnes: hosp(i)tem > hosie, hôte. 6° P se vocalise sporadiquement en u.
Rkmarqük. Le groupe ph (cp), qui représente ordinairement une afTriquée, s'est simplifié en p ou f. On a p dans xoXacpoç > colapum (cf. § 11) coup, phantaziare vfr. pantaisier, pantoiser (resté dans pantois), triumpliare tromper. On a /"dans: phantasia > fantaisie, phantasma > fantôme (cf. § 169), phasianum > faisan, phiala > fiole ; dans les mots d’emprunt plus récents, on écrit ph: phantasme, phase, philosophie, philtre, phrase, etc., rarement f: flegme, frénésie. Ajoutons que ph disparaît tout à fait dans phthisie us > vlr. tisique, devenu plus tard par réaction étymologique phtisique (l’orthographe phthisique est abandonnée).