‹ Grammaire historique de la langue française (volume 2)Chapitre 37 sur 294 · O protonique libre devient ou [u] (cf · texte numérisé non relu

O protonique libre devient ou [u] (cf

couronne

nouveau

* m 5 r i re

mourir

prouver

couleur

mouvoir

dôlorem

douleur

j ôcare

jouer

moulin

1 ôca re

louer

vouloir

Formes analogiques. Feuillage (vfr. fouillage) et pleuvoir (vfr. plouvoir) sont dus à l’influence de feuille (§ 207,4) et de pleut (comp. § 118,i).

Cas isolés. On trouve par dissimilation (§512, a) un e féminin au lieu de ou dans quenouille (cônucula). Comp. les vieilles formes enor (honore m), querone (coron a), reont (r ô t u n d u m ; cf. § 268), seror (sôrorem), et la forme patoise quémander, pour comander.

Mots d’emprunt. Colombe (vfr. coulombe), colonne (vfr. coulonne), domaine, doléance, novembre, opinion, volonté, volume, dévorer.

Remarque. L’o ouvert protonique libre, ouvert à l’origine en latin vulgaire, s’est fermé de bonne heure et a fusionné avec o fermé (cf. A. Dauzat, dans RPhF, XXXV, 145). Le fait est prouvé par les textes anglo-normands et autres qui notent indifféremment par u l’ancien ô de dôlorem aussi bien que l’ô de sôliculum.

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