O protonique libre devient ou [u] (cf
couronne
nouveau
* m 5 r i re
mourir
prouver
couleur
mouvoir
dôlorem
douleur
j ôcare
jouer
moulin
1 ôca re
louer
vouloir
Formes analogiques. Feuillage (vfr. fouillage) et pleuvoir (vfr. plouvoir) sont dus à l’influence de feuille (§ 207,4) et de pleut (comp. § 118,i).
Cas isolés. On trouve par dissimilation (§512, a) un e féminin au lieu de ou dans quenouille (cônucula). Comp. les vieilles formes enor (honore m), querone (coron a), reont (r ô t u n d u m ; cf. § 268), seror (sôrorem), et la forme patoise quémander, pour comander.
Mots d’emprunt. Colombe (vfr. coulombe), colonne (vfr. coulonne), domaine, doléance, novembre, opinion, volonté, volume, dévorer.
Remarque. L’o ouvert protonique libre, ouvert à l’origine en latin vulgaire, s’est fermé de bonne heure et a fusionné avec o fermé (cf. A. Dauzat, dans RPhF, XXXV, 145). Le fait est prouvé par les textes anglo-normands et autres qui notent indifféremment par u l’ancien ô de dôlorem aussi bien que l’ô de sôliculum.