‹ Grammaire historique de la langue françaiseChapitre 54 sur 97 · C. PROPOSITIONS ADJECTIVES · texte numérisé non relu

C. PROPOSITIONS ADJECTIVES

314. Les propositions adjectives ou relatives sont soit explicatives (accessoires), soit déterminatives. Les propositions explicatives, qui ne servent jamais à restreindre, se mettent ordinairement entre virgules et peuvent s’omettre sans inconvénient: Ma fdle, qui a vingt ans, va se marier. Les soldats, qui étaient fatigués, marchaient lentement. Les propositions déterminatives, au contraire, servent à préciser et à restreindre; elles ne sont jamais séparées de l’antécédent par une virgule: Ma fille qui a vingt ans, va se marier. Les soldats qui étaient fatigués, marchaient lentement (cf. Manuel phonétique, § 143). Les propositions explicatives demandent toujours l’indicatif; dans les propositions déterminatives, au contraire, où il s’agit d’une restriction ou d’une hypothèse, d’une qualité demandée, on se sert du subjonctif; pourtant, dans la langue moderne, ce mode cède parfois la place à l’indicatif.

315. Le subjonctif s'emploie dans une proposition relative qui exprime un but à atteindre, une qualité demandée; le

subjonctif sert à désigner quelque chose de désiré. Le verbe est, au contraire, à l’indicatif, s’il s’agit d’un fait dont on constate l’existence. On dit ainsi: Montrez-moi un chemin qui conduise au château; mais: Montrez-moi le chemin qui conduit au château. De même: Je cherche un domestique qui sache plusieurs langues; mais: J’ai un domestique qui sent plusieurs langues. Depuis les plus vieux textes, on a toujours employé le subjonctif dans les propositions relatives finales. Ex.: Quatre homes y tramist armez Qui lui alassent decoler (St. Léger, v. 222). Car m’eslisez un barun de ma marche, Qu’a Marsiliun me portast mun message ( Roland , v. 276). Censeurs, en voulez-vous qui soient plus authentiques Et d’un style plus haut (La Fontaine, Fables, II, n° 1)? Quand vous verrez quelque chose qui serve à quelque chose, vous serez bien aimable de m’en aviser, cher monsieur (J. Martet, Marion des Neiges, p. 68). A chaque seconde, j’attendais de mon camarade un signe, un mouvement, qui m’annonçât la bataille (Alain- Fournier, Le grand Meciulnes, p. 152).

Remarque. Le subjonctif cède parfois la place au futur et au conditionnel. Ex.: Elle souhaitait un mariage qui l’en détacherait (Zola, Le docteur Pascal, p. 82). L’empereur Guillaume a laissé à M. de Schoen pleine latitude pour chercher un terrain d’entente qui mènerait à une amélioration des relations entre les deux pays (Le Matin, 9 févr. 1909).

316. Le subjonctif est demandé dans une proposition erlative qui restreint un superlatif ou une expression de même valeur (seul, unique, suprême, premier, dernier ) ; le subjonctif sert à atténuer l’expression très énergique de la principale. Ex.: C’est le livre le plus bête qu’on puisse imaginer. C’est le meilleur homme que je connaisse. Cette soirée est une des plus belles que j’aie passées. Néron est le premier empereur qui ait persécuté les chrétiens. Il est sans doute le seul auteur de nos jours qui soit capable d’écrire un tel roman. Cet usage remonte aux plus vieux textes. En voici quelques exemples littéraires: Li marcliis Bonifaces de Monferrat est mult prodom et uns des plus proisiez qui hui cest jor vive (Villehardouin, § 41). Bien loin de la tenir véritable, je la [la médecine] trouve, entre nous, une des plus grandes folies qui soit parmi les hommes (Molière, Malade imaginaire, III, sc. 3). Le plus grand bonheur que puisse donner l’amour, c’est le premier serrement de la main d’une femme qu’on aime

(Stendhal, Pensées et Impressions). Le vent de la croisée ouverte avait éteint ma lampe, la dernière qui restât allumée dans le château (Gautier, MlIe de Maupiri). Réalisant là, par un coup de génie, la totalité de la domination suprême à laquelle un homme puisse monter (Zola, Rome, p. 182). Ma mère qui était bien la ménagère la plus méthodique que j’aie jamais connue, était rentrée (Alain-Fournier, Le grand Meaulnes, p. 2). C’était un froid dimanche de novembre, le premier jour d’automne qui fît songer à l’hiver (ib., p. 4). Plus il méditait, plus il comprenait qu’une carrière d’homme d’État était la seule forme de succès qui pût lui donner un bonheur vrai (A. Maurois, La nie de Disraeli, p. 59). C’est la seule chose que je ne puisse faire pour vous (id., Les silences du colonel Bramble, p. 98). Le subjonctif est également employé dans les cas où la proposition relative détermine un substantif accompagné d’un adjectif au positif et régi par la préposition de. On dit ainsi un des bons dîners que j’aie faits; un des grands partis qu’il g eût en France. Ce poète est un réaliste, un des grands artistes que nous ayons eus en ce genre. Exemple littéraire: C’est une des grandes erreurs qui soient parmi les hommes (Molière, Don Juan, III, sc. 1).

817. La règle que nous venons d’étudier n’a pas toujours été suivie strictement. Même chez les auteurs classiques on trouve l’indicatif, et tel est aussi le cas dans la langue moderne. Ex.: Vouloir ce que Dieu veut est la seule science Qui nous met en repos (Malherbe, I, 43). Cette pratique . . . bannit l’éloquence du seul endroit où elle est en sa place (La Bruyère, II, 185). Voilà la dernière course qu’il nous fait faire (G. Maugras, Le duc de Lauzun, I, 433). De tous les courtisans, le prince de Soubise fut le seul qui resta fidèle à la mémoire du roi. Il fut le seul qui accompagna la dépouille mortelle de son maître pendant cette lugubre chevauchée (ib., p. 433 — 34). Rappelons enfin quelques phrases où l’emploi de l’indicatif est de rigueur: la ressemblance avec les exemples que nous venons d’étudier n’est que tout extérieure. Ex.: Je lui ai donné le plus rare des livres que mon père m’a laissés. Ce sont les hommes les plus secourables qui ont le plus d’amis. C’est son premier adjoint qui a fait le vol (— sôn premier adjoint a fait le vol). Achetez les meilleures

pommes que vous trouverez. C’est l'unique but que l’on doit se proposer. L’indicatif s’emploie également dans les cas où il s’agit du relatif adverbial servant à indiquer le temps. (Cf. V, § 322). Ex.: Le premier soir que je t’ai emmené au bois (Lavedan, Les beaux dimanches, p. 270).

318. Le subjonctif est demandé quand la proposition relative restreint une principale négative, dubitative ou interrogative. On dit ainsi: Je ne connais personne qui soit plus impertinent que son frère. Cette règle ne contient rien qui doive surprendre. Il n’y a pas de passé qui soit tout à fait mort. Il y a peu d'élèves qui sachent cette règle. Connaissez-vous quelqu'un qui puisse s'en charger “? Exemples littéraires: Soz ciel n’at orne quis puisset conforter (St. Alexis, v. 590). II n’est . . . rien où l’on soit moins préparé (La Fontaine, Fables, VIII, n° 1). Et il n’y avait pas jusqu’au gazon des batteries qui n’exhalât une haleine de soir d’été (A. de Vigny, Servitude et grandeur militaires, p. 88). Je vois que parmi nous il y en a peu qui soient disposés à risquer leur cou (P. Mérimée, Les Mécontents). Il n’était personne en vérité qui ne prétendît lui imposer telle façon de penser ou d’agir, telle habitude ou telle manie (Hazard, Vie prodigieuse de Stendhal, p. 11). Il faut encore remarquer que la relative demande l’emploi du subjonctif dans le cas où elle détermine une proposition conditionnelle. Ex.: Si c’est un homme à qui on puisse se fier, laissez- lui les clefs.

Remarque. Le subjonctif se trouvait également dans une relative qui déterminait un substantif employé d’une manière générale sans article. Ex.: Si fait ma medre plus que feme qui vivet (St. Alexis, v. 207).

319. Les propositions relatives sont très variées et offrent un vaste champ d’études. Aux observations sommaires présentées dans les paragraphes précédents nous ajouterons les deux remarques suivantes:

1° Au grand siècle quelques auteurs, par imitation du latin, se servent du subjonctif dans plusieurs propositions où l’usage français ordinaire demande l’indicatif. Voici quelques exemples de ces latinismes: Echo n’est plus un son qui dans l’air retentisse (Boileau, Art poétique, III, v. 171). Dieu vous conduit insensiblement à cette haute tranquillité d’âme que

Kr. Nyrop: Grammaire. VI. 21

nulle fortune ne puisse ébranler (Bossuet, Serm. sur nos dispos, à l'égard des nécess. de la vie). Comme exemple latin nous citerons la phrase suivante de Cicéron: Ego is sum qui nihil umquam mea potins quam meorum civium causa fecerim. Un tel emploi du subjonctif n’est pas rare en italien: Azione buona che venga da uomo corrotto è difficilissima a giudicare.

2° Notons aussi la locution que je sache , qui correspond à peu près au latin quod sciam. Il s’agit ici primitivement d'une proposition relative sans antécédent: que je sache — ce que je sache (cf. V, § 317), et le subjonctif est employé parce qu’on »se contente de supposer une certaine étendue de son savoir« (A. Tobler). Notre locution remonte au moyen âge. Ex.: Ja, que je sache, a esciant, Ne vos an mantirai de mot (. Ivain , v. 43Ü). On avait un certain nombre de formules analogues: que il sëussent, que je sëusse, que moi membre , que li membrast , dont moi souviegne, etc.; elles ont toutes disparu. La langue moderne a conservé que je sache, qui du reste est plutôt à regarder comme une formule archaïque, et elle a recréé que je me souvienne; notons aussi que je pense.

Remarque. On trouve parfois l’indicatif dans des propositions relatives analogues, quand il s’agit d’un savoir tout à fait sûr. Ex.: Lungement parut en Angou . . . Li gaz e la destruction Que Hasteins flst, que nus savum ( Roman de Rou, I, v. 447). Cil deit aveir le gueredun Des biens qu’a fait, que nus savum ( ib ., III, v. 412). On disait de même que je cuit. Cette dernière phrase est restée dans la langue sous la forme refaite (à ce) que je crois ; quelques auteurs ont risqué que vous croyez.

D. PROPOSITIONS ADVERBIALES.

320. Les propositions adverbiales sont introduites par une conjonction. Elles se divisent en 5 groupes; elles sont temporelles, finales, consécutives, concessives et conditionnelles. Il y faut ajouter les propositions causales négatives (commençant par non que , non pas que, non point que, loin que, ce n'est pas que) et les propositions introduites par sans que. Nous ferons aussi remarquer que, parfois, une proposition adverbiale peut fonctionner comme sujet logique du verbe de la principale. Ex.: C’est amusant quand il vient. S'il pouvait pleuvoir, cela ferait du bien à la moisson.

321. La proposition temporelle introduite par avant que , en attendant que, jusqu’à ce que se met au subjonctif. Ex.: Je ne m’en irai pas avant que vous ne (§ 37) m’ayez tout avoué. Restez ici en attendant qu’il revienne. Vous pouvez rester ici jusqu'à ce que la pluie ait cessé. Pour la vieille langue, il faut encore ajouter ainz que, ainçois que , primes que, usque. Ex.: Très sei la tint, ne la volt demustrer, Nel reconoissent usque il sen seit alet ( Alexis , v. 287). Einz qu’il oussent ÏIII liues siglet, Sis aquillit e tempeste e ored ( Roland , v. 688). Une seule des conjonctions citées a besoin de remarques spéciales: jusqu’à ce que, primitivement jusque (§ 154), se construisait autrefois aussi avec l’indicatif. Ex.: Ensemble furent jusque a Deu s’en ralerent (St. Alexis , v. 603). Encore au grand siècle jusqu’à ce que était suivi de l’indicatif; on se servait volontiers des temps du futur comme annonçant le prochain accomplissement de l’action. Ex.: Il promettoit de ne point prêcher jusqu’à ce que le roi lui permettroit (Bossuet).

. . . jusqu’à ce que le Prince calma les courages émus ( id ). La langue moderne emploie le plus souvent le subjonctif, en considérant surtout l’action dont il s’agit comme incertaine.

322. Les autres conjonctions temporelles, telles que après que, aussi longtemps que, comme, lorsque, quand, du plus loin que, dès que, au moment où, une fois que sont généralement suivies de l’indicatif. Ex.: Dès qu’il eut déjeuné, il s’en alla. Quand la guerre eut été déclarée, les deux armées se mirent en mouvement. Quand nous étions au collège, j’avais toujours fini mes leçons avant toi. Lorsqu'il s’enivrait, il cassait tout. Comme je finissais ma lettre, sa sœur entra. Un jour comme je recevais mes clients, je vis entrer un grand garçon. Deux de ces conjonctions demandent des explications spéciales:

Après que se construisait autrefois aussi avec le subjonctif, probablement sous l’influence analogique de avant que (comp. V, § 34). Richelet autorise l’emploi des deux modes. Actuellement, le subjonctif est très rare. Ex.: Mais un grand silence s’était fait autour de l’arène, après que les trompettes eussent sonné l’entrée d’une nouvelle victime (Revue bleue, 1886, II, 36).

Comme se construisait en moyen français et jusqu’au début du XVIIe siècle avec le subjonctif; on peut y voir l’influence

de la syntaxe du latin quum. Ex.: Et comme quelques-uns lui remontrassent qu’il avait eu tort (Malherbe, II, 36).

323. La proposition finale est introduite par pour que ou afin que ; cette dernière conjonction se trouve surtout dans la langue littéraire. Comme la proposition finale indique le but à atteindre, elle demande naturellement le subjonctif. Ex.: Ouvrez la porte, pour qu'il puisse sortir. J’y veillerai, afin qu'il n’y ait pas d’erreur. Au point de vue historique, il faut remarquer que pour que a remplacé pour ce que. Ex.: Sunent mil grailles por ço que plus bel seit ( Roland , v. 1004). Ce vieux tour indiquait non seulement la fin, mais aussi la cause, et dans ce sens il a cédé la place à parce que (cf. § 156). Il faut enfin noter que le simple que pouvait introduire une proposition finale. Ex.: Prist l’olifan, que reproce n’en ait ( Roland , v. 2263). Cet usage s’est continué jusqu’à nos jours après un impératif: Viens ici que je te tire les oreilles! Otetoi de là que je m’y mette. Comp. § 21,2.

324. Dans les propositions causales on se sert régulièrement de l’indicatif. Ex.: Nous travaillons parce qu’il le faut. Puisque vous le savez, pourquoi me le demandez-vous ? Si la proposition causale est négative et qu’elle commence par non que, non pas que, non point que, loin que, ce n’est pas que, il faut employer le subjonctif. Ex.: Non que cela me plaise. Ce n’est pas que j’en sois enchanté, mais je le ferai tout de même (cf. § 348,4). ‘

325. Les propositions consécutives sont introduites par de (telle) façon que, de (telle) manière que (ou à ce que), de (telle) sorte que, en sorte que, (tant et) si bien que, si .. . que, au (à ce, à tel ) point que, tellement que. Elles peuvent indiquer un but à atteindre et, dans ce cas, l’emploi du subjonctif est de rigueur, tout comme dans les propositions finales (§ 323). Ex.: Conduisez-vous de manière (à ce) que nous soyons tous contents de vous. Faites en sorte que l’on ne se plaigne pas de vous. Pour rétablir l’ordre, il faut une volonté tellement forte que personne ne puisse lui résister. Si, au contraire, la proposition consécutive indique une conséquence qui est à regarder

comme un fait accompli, il faut employer 1 indicatif. Ex.: Il se conduit de manière que nous sommes tous contents de lui.

326. La proposition concessive est introduite par des conjonctions: bien que, combien que, encore que, malgré que, quoique, soit que, si, quand même; par des locutions adverbiales: si . . . que, quelque . . . que, tout . . . que, pour . . . que, où . . . que; par des locutions pronominales: quel . . . que, quelque . . . que, quoi . . . que, quelque chose que, qui que ce soit qui, qui que ( qui que ce soit que). Les propositions concessives expriment tantôt quelque chose de réel, tantôt quelque chose d’hypothétique (voir § 157 et § 364). Quant au mode à employer, il y a eu et il y a encore des flottements. On peut s’étonner de l’emploi du subjonctif quand il s’agit de quelque chose de réel (je vais sortir bien qu’il fasse très froid). Les conjonctions concessives n’apparaissent que vers la fin du moyen âge; elles étaient alors le plus souvent suivies du subjonctif. Au temps de la Renaissance, on trouve sporadiquement l’indicatif chez plusieurs auteurs (Commines, Biaise de Monluc, Agrippa d’Aubigné, etc.). Cet usage devient plus général au XVIIe siècle; mais bientôt les grammairiens protestent contre l’indicatif, et l’emploi du subjonctif devient la règle officielle et inviolable. De nos jours quelques auteurs ont commencé à réintroduire l’indicatif. Voici quelques détails:

1 0 Bien que. Selon Littré, cette conjonction gouverne toujours le subjonctif, et tel était aussi l’avis de Vaugelas. Cependant A. d’Aubigné employait souvent l’indicatif. Ex.: France, bien qu’au milieu tu sens des guerres fieres, Tu as paix et repos à tes villes frontières ( Misères , v. 645). Un usage pareil s’observe sporadiquement en français moderne. Ex. : Bien que ses péchés auraient pu sans déshonneur pour elle, ni inconvénient pour le monde, se répandre à tous les coins du diocèse . . . (Flaubert, Un cœur simple, p. 67). Us aimaient leurs meubles, bien qu’ils en riaient quelquefois (Zola, l’Argent).

2° Combien que. Cette locution est maintenant vieillie; mais Littré remarque qu’elle mérite d’être conservée. Elle est suivie du subjonctif. Ex.: Combien qu’il soit très riche, il est fort peu généreux. Autrefois, on hésitait sur le mode à employer. Ex.: Elle lui dit qu’il lui est ung pou amendé devers

le jour, mais que elle ne dormit de toute la nuit: combien que elle a bien dormi ( Quinze joyes de mariage, p. 41). Se je n’eusse crié: » Saint Georges Combien que je suis bon Françoys, Sang bieu il m’eust tué ançoys Que personne m’eust secouru ( Franc-archer de Bagnolet, v. 25). Combien que je fusse malade (il)., v. 63). Comp. § 157, i.

3° Encore que, qui appartient surtout à la langue littéraire, est régulièrement suivi du subjonctif: Encore qu’il soit jeune, il a décliné ses fondions. Anciennement on employait aussi quelquefois l’indicatif. Ex.: Si la fortune t’a fait capable de donner des villes, encore que tu pouvois acquérir plus de gloire à ne les prendre point (Malherbe, 11,29). Comp.: Dieu leur a promis qu’encore qu’il les disperseroit aux bouts du monde ... il les rassembleroit (Pascal, Pensées, Éd. Molin,

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