CHAPITRE V
ADVKRBKS D'AFFIRMATION ET DE NÉGATIOrt.
I S sont au nombre de six.
Oui (vieux français o'il). Dans notre ancienne langue hoc (c'est cela), avait donné o, Vh tombant comme dans orge (hordeum), or (hora), avoir (habere), etc.
Au treizième siècle, dire ni o, ni non était l'équivalent de notre locution moderne ne dire ni oui ni non. — Le composé hoc-illxid (c'est cela même), donna o-ilj la consonne médiane c disparaissant d'ho [c] illud comme elle avait disparu de jo[c]are (jouer), p/i[c]âre (plier), pre[c]are (prier), etc.. — Ce o-ïl (hoc illud), avait pour correspondant nen-il (non illud), devenu en français moderne ncnnij comm oil est devenu oui*»
Non (latin non).
Ne (vieux français nen)^ du latin non.
Avant d'aborder l'étude des prépositions, notons ici an certain nombre de locutions adverbiales qui ex-
I. Quelques étymologisles aturdés, ont touIq dérÎTer oui (oo mieux «0 du verbe ottû- (aadire), qui fait aujourd'hui ouï au p. passé : mais ils n'ont pas tu que d'un côté le participe passé de ouù était toujo":rs oït (audiius\ au moyen âge, — et que noire adverbe d'attinnatiou était toujours oïl. Le changement de « en / serait un tait sans exemple dana Ihisloirc de notre langue : or toute éiymologie qui ne rend pas compte des lettres conservées, changées on disparues est à rejeter — D'aiîîeurs l'analogi? «U oïl (hoc illud), et Hennit (non illud), su. lirait seule pour appuyer l'étymologie que nous tvnnr présentée j et que justifient les règles de permutation.