‹ Grammaire historique de la langue française. PréfChapitre 158 sur 168 · Forme savante ine : machine (m&eLûia), ete-..t · texte numérisé non relu

Forme savante ine : machine (m&eLûia), ete-..t

Olus.— (fr. /«).

D<*b/e {d'iihôtus), apôtre (vieux fr. apostle, du la- Apàstôlus),

Les suflixes composés ioluSt eolus, qui étaient en la

ïmiôlusy eôlus, subirent vers le septième siècle une

• iiphiliongaison qui en fit une seule syllabe longue io^

<>; dès lurs, accentués éolus^ iolus^ ils ont pu donner

UL, EUIL, lOL : ùWeul {iïUoius), chevreui/ (capreo/ui), linc€ut/ {lm\£olum\ glaïeu/ (gladio/ui), rossig/io/ (luscmiolus)f Siïeul (avio/us).

Ulus.— (fr. te).

Tabte (\ihûla), fab/e (fabw/a), amb^e (âmbw/a), peup/e (pdpîi/its), hièb/e (ébulMm), seil/e (aftw/v), sang/e (cingtt/um), ong/e (ùngw/a), chapitre (capftw/um) *, merle (mérîï/a), éping/e (spM/a), ensoup/e (insûbwlum).

Les suffixes composés de ulus, ac-ulus^ ec-ultUy iculuSf iic^lus) ont donné en français :

!• Ac-ULUS. — (fr. ail).

Gouvernai/ (guberndcu/um), tenai//c (ienàcûlurn)^ goupirai/ (suspirdnï/um). — Dérivés français : travailf fermailf éventail, etc.

î* Ec-ULUS. — (fr. il).

Goupil (mlpécula). Ce mot qui en vieux fr. signifiait renard, est resté dans le diminutif goupillon, aspersoir qui à l'origine était fait d'une queue de renard

4. Forme saTante ule : eellale (cell«/a)y calcul (calcu/iM), (anuu Me ilJMzm-uxâmlui).

JE

3* IcuLUS. — (fr. et/).

Aheille (apicu/a), orieiî (vieux fr. artei7, latin arUculum) , sommeil {* somuicûlus) , soleil {* solicûlus) y péri/ (pericûlum)y oreille (auricu/a), corneille (cornicûla)y ouaille (ovicîïla), vermei/ (yermicûlus), aigui//e [dicicûla),

k* UcuLUS. — (fr. ouil).

Fenouil (fanwcu/um), grenouille (runucûla), verrou (vieux fr, verrouii [resté dans verrouiller], latin werucû- /wm), genou (vieux fr. genouil [resté dans agenouiller], latin genûcûlum) .

Nous avons vu (p. 121), que les voyelles placées après la tonique disparaissent en français; les suffixes atones (frag^e/w, moh-ilis) sont tous faux en français BOUS leur forme savante (fragile, mobile), puisque tous ces suffixes conservent les voyelles placées après la tonique et déplacent l'accent latin ; on peut ainsi formuler ce principe : dans les suffixes latins atones, tous les mots français d'origine savante violent In loi de r&ccent latin.

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