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septième siècle ni au dix-huitième, mais reprit au dixneuvième avec une énergie nouvelle pour des causes multiples que nous avons étudiées.
Ces mots, qui sont comme une langue à part dans la langue, sont plus nombreux que les bons et vieux mots, et beaucoup d'entre eux ont déjà passé des livres dans le langage commun.
Or, au point de vue de la science philologique, un idiome est d'autant plus beau qu'il est plus régulier, c'est-à-dire que les lois qui président à sa formation sont plus rigoureusement observées. Sur le fonds régulier et logique de la langue populaire, les mots savants, qui violent la loi de l'accent, sont des taches fâcheuses, des irrégularités regrettables; ils détruisent la belle ordonnance, et l'harmonieuse analogie de l'ensemble. Non point qu'il faille rayer ces mots de notre dictionnaire : c il serait ridicule et puéril de vouloir re- ?enir aujourd'hai sur un fait accompli, et de tenter de proscrire les mots d'origine savante qui violent la loi de J'accent ; mais il est permis de regretter que leur introduction dans la langue ait troublé la netteté de son courant et détruit le bel organisme d'après lequel elle s'était construite '. » — Aussi la langue du dix-septième siècle, qui contient moins de mots savants que la nôtre, est-elle, aux yeux du philologue, plus régulière, plus analogique, et partant plus belle que celle de 1867. En vertu du même principe, la langue du treizième siècle, qui en contient moins encore, est,