I90 SYNTAXE DES PROPOSITIONS
De même en latin :
Vôlo | ut sis clêmens fp. pleine) = Je veux que tu sois clément.
Si le sujet était commun, on pourrait avoir :
Vôlo | me esse clëmentem (proposition construite avec le nom verbal;, je veux être clément, et, en supprimant le sujet, comme en français :
Vôlo esse clemens (le nom verbal devient complément d'objet direct, comme un nom quelconque).
Remarque. Il faut noter ici l'importance du rôle que jouent les noms et les adjectifs verbaux (infinitif et participe- dans l'histoire des langues classiques.
La tendance très nette de ces langues, mouvement qui n'a fait que s'accélérer dans le cours de leur existence, a été de substituer ces formes abrégées et plus vagues aux formes complètes et précises des modes personnels.
L'évolution, commencée dès l'origine du latin, s'est élargie dans le français, où elle parait aujourd'hui parvenue à son terme.
Les noms et les adjectifs verbaux se substituent aussi bien au subjonctif qu' à Vindicatif avec unsujet d'abord fier degré de l'abrègement', sans sujet ensuite (20 degré) ; et le vague de ces formes leur permet d'envelopper, sans les marquer nettement, les diverses idées de réalité, de volonté, de désir, de possibilité, d'incertitude, de doute, etc.. exprimées explicitement par les modes.
On ne sera donc pas étonné de trouver ces propositions abrégées disséminées dans toutes les parties de la syntaxe.
428.1. Toute proposition qui dépend d'une autre à titre de sujet, d'attribut ou de complément, qu'elle soit pleine ou abrégée, porte le nom de subordonnée.
Celle dont elle dépend est principale par rapport à elle.