PRINCIPAUX MOTS INTERROG ATI I- S
Liste des principaux mots
Pronoms, adjectifs
ruoi ?
interrogatifs Pronoms, adjectifs. Adverbes.
quis ? qui ? qua ? quid ? quomôdo ? j comment ?
quod ? — qui ? quel ? etc. ut • )
quisaam ? qui dont ? cIuaildc ? ^an4 ?
ùter, utra, utrum ? le- cur ? )
quel des deux? ^uâre ? Loum
quâlis, -ë ? de quelle quamobrem?^ *
qualité ? 1uid ?
quôtus, -a, -um? quel?cur non ? - qûin ?
(Y iZj8j pourquoi ne pas?
quôtusquisque? combien ubi ? ùbïnam ? OÙ ? Où
peu ? donc ?
quantus. -a, -um ? corn- <IUÔ ? quônam ? Où ?
bien grand? donc?
quôt? (indécl.; combien unde ? d'où ?
nombreux ? ou ?
quà ? par
où ?
.. . . pendant quamdiu ? / *
combien de quousque? \
* ) temps?
L'interrogation double.
443. On appelle interrogation double celle qu'on forme de deux propositions coordonnées, jointes en français par ou, pour présenter une alternative.
La première proposition est introduite en latin par utrum ? ( = laquelle des deux choses ? | ou par L'enclitique -ne, la seconde est jointe à la première par an.
Utrum et an sont immédiatement suivis des deux mots qui s'opposent.
Utrum ûnus iou ûnusné ) an plùres sunt mundi ?
Y a-t-il un ou plusieurs mondes ?
444. Ou non, dans le second membre, a pour équivalent latin annon ou necnë.
£Igrotatné annon? (ou necne ?) Est-il malade ou non ?
Remarques. — I. — On trouvera parfois utrum ou ne sous-entendus dans le premier membre.
II. — On trouvera aussi l'interrogation simple introduite par an au lieu de né : c'est alors une sorte d'interrogation double, dont le premier membre n'est pas exprimé:
An tu haec non credis iCic.) ?tune le crois pas ? =Credisnê an non créais ?i
B. — Interrogation oratoire.
445. — L'interrogation oratoire, ainsi nommée parce quelle est familière aux orateurs, n'est pas une véritable interrogation : elle n'en a que la forme.
C'est une affirmation véhémente, bien plus énergique que l'affirmation ordinaire.
On peut la tourner de manière à provoquer soit la réponse oui, soit la réponse non.
i° Si l'on veut suggérer la réponse oui, le verbe français s'accompagne de la négation ne pas, et le verbe latin pareillement de nonnë= est-ce que ne. . . pas ?
Nonné turpe est mentiri ? N'est-il pas honteux de mentir ?
2° Si l'on veut suggérer la réponse non, l'interrogation se marque en latin par num :
Num mendacium est virtus ? Le mensonge est-il donc une vertu ?
Remarque. — On trouvera quelquefois né aulieude nonné.