PREFACE DE LA NOUVELLE EDITION
Mais ces additions laissent intacts les deux principes que j'ai entrepris de faire prévaloir: le premier est la séparation très nette, pour les yeux comme bur l'esprit, des trois séries de temps présent, parfait, supin). J'ai toujours, éprouvé que mettre ces trois séries dans les mêmes tableaux et sur le même plan, donner pour modèles legi à scripsi, monui à cavi ou à risi, audivi à veni, c'est faire la confusion dans l'esprit des enfants, c'est suggérer nous-mêmes des barbarismes que nous rencontrons, hélas ! trop fréquemment,
Le second est la séparation rationnelle et non arbitraire, comme cela se pratique trop souvent, du radical et des autres éléments de la forme verbale. Il importe de prendre pour point de départ, dans tous les exercices de début, les trois radicaux des trois séries.
Une modification plus profonde est celle que j'ai tentée dans la syntaxe des propositions.
J'avais, dès la première édition, distingué, selon la pratique constante de mon enseignement personnel, chaque sorte de propositions subordonnées par une appellation tirée de sa fonction dans la phrase, c'est-à-dire que l'analyse logique y était calquée sur l'analyse grammaticale, dont elle n'est que le développement. Je n'avais qu'à conserver ce système qui est aujourd'hui adopté par tous ceux qui pensent que l'étude des langues mortes doit être non une acquisition purement verbale par des procédés empiriques, mais une haute gymnastique de l'esprit, une culture de la raison.
Mais j'ai cru la rendre plus rigoureuse et plus conforme à l'esprit de la nomenclature nouvelle en