LES LETTRES ET LES SONS
1. Alphabet. — Les lettres latines sont les mômes que les lettres françaises.
Remarques : I. — Le j et 11 sont pour les Latins la même lettre, ainsi que l'u et le v.
II. — La diphtongue ae existe en latin, à côté de la diphtongue oe; aussi faut-il prendre l'habitude de bien les distinguer par l'écriture — et peut-être par la prononciation.
2. Prononciation. — Il faut toujours prononcer toutes les lettres dans les mots latins.
On prononce les voyelles plus ou moins rapidement : d'où des brèves (marquées par le signe u ), des longues (marquées par le signe "").
Il faut glisser sur les brèves, traîner sur les longues*.
Cette plus ou moins grande durée est ce qu'on appelle la quantité des voyelles.
a) Prononciation traditionnelle. — En France, on a l'habitude de prononcer les lettres latines comme des lettres françaises,
sauf e prononcé toujours é, en — — ain,
um — — om,
ch — — k.
ô) Prononciation restituée. — On se rapproche davantage de la vraie prononciation latine en suivant les règles de la prononciation dite f restituée », dont voici les principales différences avec la prononciation française :
I. P. — * Il est très important de distinguer dis le début les brèves et iês longues par la prononciation.
urne,
ère,
eu
pur i
peur, immense
dur k
casse,
dur g
dur t
gamme, table,
dur SS
salle.
U (et v) te prononcent toujours ou comme dans outre,
ae —
oe —
3. Accentuation. — Quelle que soit la prononciation adoptée, il faut accentuer les mots, c'est-à-dire élever* la voix sur une syllabe du mot.
Cette élévation de la voix sur une syllabe est ce qu'on nomme l'accent tonique.
Règle de l'accent tonique. — La syllabe accentuée est l'avant-dernière (pénultième) du mot, excepté si celle-ci est brève; alor? l'accent remonte sur la précédente (antépénultième) :
monebo, amâvërant.
4. Quantité. — On saura par les dictionnaires et l'usage si les syllabes sont brèves ou longues, c'està-dire, leur quantité. Mais il faut savoir dès le début deux règles essentielles :
1° Sont généralement brèves les voyelles suivies d'une autre voyelle :
meus, civïum;
2° Sont généralement longues (outre les diphtongues) les syllabes où la voyelle est suivie de deux consonnes : mûltos, sëmper.
Les voyelles suivies d'une seule consonne sont longues ou brèves.
Les longues prédominent en latin; ce qui contribue à la gravité de la langue.
I. P. — * Prendre garde que l'attention de la voix à la syllabe accentuée qui n'est jamais la " ' 'esprit aux finales, i wtot dans la phrase
(qui n'est jamais la finale, comme en français) ne porte tort à l'attention de l'esprit aux finales, ti importantes en latin pour indiquer le rôle joui par le