II. Propositions causales
193. Les conjonctions proprement de cause : quod, quia, parce que; quoniam, puisque, sont suivies de l'indicatif :
Quoniam id cupïs, proficiscar, puisque tu le désires, je partirai.
AT. B. — On trouve le subjonctif :
1« Après quod, quia, quoniam, quand celui qui parle exprime la pensée d'autrui ou une cause incertaine :
Athenienses Aristidem expulerunt, quod praeter modum jus tus esset, les Athéniens bannirent Aristide parce que, disaient-ils, il était trop juste.
D'où l'expression non quod (subj.), sed quod (ind.), ce n'est p%$ parce que ... mais parce que ...
2° Après cum, quand il est pris dans le sens de puisque : Cum id cup/as, proficiscar, puisque tu le Ditsir.ES, je partirai.
I. P. — " En français, la traduction par un participe étant, nyant, efc, sera souvent la meilleure.
ni. Propositions concessives.
194. Les conjonctions proprement de concession : quamquam, etsi, tametsi, quoique, et les relatifs indéfinis quisquis, quicumque, qui ont un sens équivalent, sont suivis de l'indicatif :
Accusatur, qua.mqaa.rn abest a culpa, il est accusé, quoiqu'il soit innocent.
Quaecumque fortuna erat, patiebatur, quel que fût son sort, il [le] supportait.
N. B. — On trouve le subjonctif :
1° Après l'adverbe quamvis (m. à m. autant qu*on veut, quelque ... que); le verbe licet, il est permis, je veux bien que; la conjonction ut, en admettant que, quand ils sont pris dans le sens de quoique :
Rempublicam, quamv/s in me ingrata sit, amare non desinam, je ne cesserai d'aimer la République, quelque ingrate Qv'elle soit à mon égard.
Licet ipsa vitium sit ambitio, fréquenter tamen causa virtutum est, quoique en elle-même l'ambition soit un vice, souvent pour lant elle est une cause de vertus.
Ut des/nt vires, tamen est laudanda voluntas, en admettant que les forces manquent, il faut pourtant louer la bonne volonté.
2° Après cum % quand il est pris dans le sens de quoique :
Phocion fuit pauper, cum ditissimus esse posset, Phocion fui pauvre, quoiqu'il pût être très riche.