‹ Grammaire latine: simple et complète, pour toutes les classes (1er et 2eChapitre 138 sur 160 · IMPARFAIT · texte numérisé non relu

IMPARFAIT

et

PL.-QUE-PARF.

Amavissem.

UT

Ut

lignifie

d«Y&Bt

riNDi-

CATIF.

' i© Quand, dès que :

Ut haec dixit, profectus est.

2° Comme 9 de même que :

Ut sementem facis, ita métis.

Ut

signifie dorant le SUB- JONCTIF

1« Que :

Suadeo ut legas 2° Afin que :

Audi ut discas.

30 (A tel point) que 9 de sorte que :

(Adeo) eloquens est ut fldem faciat.

Arboribus consita Italia est, ut pomarium videatur.

40 En admettant que:

Ut desint vires.

Proposition participe équivalent des trois autres propositions subordonnées*

201. Principe général : Le participe passé, présent, quelquefois futur, accordé* avec un mot de la proposition principale, joue le rôle de propositions relatives, complétives, circonstancielles.

l.r cas. - PROPOSITION PARTICIPE ÉQUIVALENT D'UNE PROPOSITION RELATIVE.

C'est un cas fréquent :

Juveni agenti nuUus dies longue est, pour le jeune homme s'occupant (= gui s'occupe), aucun jour n'est long.

2« Cas. — PROPOSITION PARTICIPE ÉQUIVALENT D'UNE PROPOSITION COMPLÉTIVE

ANGEBAT VIRUM SICILIA AMISSA.

1° Le participe passé passif accordé avec un substantif s'emploie à tous les cas pour remplir toutes les fonctions de sujet ou de complément :

Angebat virum Sicilia amissa, m. à m. la Sicile perdue, = la perte de la Sicile désespérait cet homme. Cf. en fr. : Mon voyage dépeint vous sera d'un plaisir extrême.

(La Poktaixe.)

Vir lugebat Siciliam amissam, cet homme déplorait la perte de la Sicile.

Dolor Siciliae amissae, la douleur de la perte de la Sicile, etc.

Vidi eum ingredientem.

Vidi eum ingredi.

2° Le participe présent, accordé avec le complément direct des verbes marquant une perception des sens (voir, entendre, etc.), s'emploie en même temps que

I. P. — * Il ne faut pas confondre cet emploi du participe avec celui du participe employé comme adjectif: un arbre élevé, et ne formant pas par tuile une proposition distinct*

la proposition complétive à l'infinitif, mais avec un sens différent :

Vidi eum ingredientem, m. & m. je l'ai vu entrant, = je

l'ai VU ENTREK.

Vidi eum ingredi, j'ai vu qu'il entrait.

30 cas. — PROPOSITION PARTICIPE ÉQUIVALENT D'UNE PROPOSITION CIRCONSTANCIELLE.

Tout participe peut remplacer une proposition circonstancielle.

Ainsi, volens peut signifier :

Lorsqu'il veut et marquer le temps.

Parce qu'il veut — la cause.

S'il veut — la condition.

Quoiqu'il veuille — la concession.

Pour distinguer entre ces significations, on en est arrivé à faire précéder le participe de particules temporelles, causales, conditionnelles, concessives, etc. : Simul increpans, tout en gourmandant, etc.

N. B. — Le gérondif peut aussi remplacer une proposition circonstancielle :

Canes ad venandum facti sunt, les chiens sont faits pour chasser. Castigat rldendo mores, il corrige les mœurs «1 riant

4« Cas. — PROPOSITION PARTICIPE A L'ABLATIF ABSOLU. URBE CAPTA, HOSTIS PROFECTUS EST.

Enfin, le participe peut ne s'accorder avec aucun des mots de la proposition* principale :

Il forme alors avec son sujet, à l'ablatif, une proposition participe à l'ablatif absolu (c'est à-dire indépendante du reste de la phrase) :

UrJbe capta, hostis profectus est, après avoir pris la ville (ou la ville prise), l'ennemi s'en alla.

I. P. — * Ce 4* cas ne doit pas être confondu avec le 2* où le participe s'accorde avec un mot de la proposition (§ 201, 2« cas) :

Vrhem capta/77 hostis diripuit, m. à m. l'ennemi pilla la ville prise, = après avoir pris la ville, l'ennemi la pilla. (Traduisez eu français : L'ennemi prit la ville et la pilla.)

ACTION des PRINCIPALES sur les SUBORDONNÉES

202. Principe général : La principale attire la subordonnée à un temps et à un mode analogues au sien.

D'où les deux grandes règles* de la concordance des temps et de Vattraction modale.

Concordance des temps.

(Attraction temporelle.)

203. Le verbe subordonné au subjonctif est à une forme du subjonctif présent, si le verbe principal est au présent ou au futur.

Le verbe subordonné est à une ferme du subjonctif passé, si le verbe principal est au passé :

A) Timeo ne veniat, je crains qu'il ne vienne. Timeo ne venerit, je crains qu'il ne soil venu.

B) TimeJbam ne venzret, je craignais qu'il ne vînt. Timebam ne venisset, je craignais qu'il ne fût

venu.

N. B. — 1° Au subjonctif, les formes du présent sont le présent et le partit : Amem, amaverim.

Les formes du passé sont l'imparfait et le plus-que-parfait : Amarem, amavissem.

2° A «'indicatif, le parfait, par exemple legi, est considéré comme une forme du présent quand il signifie j'ai lu, — et comme une forme du passé quand il signifie je lus.

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