EMPLOI DES ADVERBES DE NÉGATION
1° Non et ne. — Ne s'emploie dans les propositions exprimant une défense, un souhait, une intention, c'est-à-dire des faits non réalisés. (Cf. § 66, 3*; w, n. b.)
Dans tous les autres cas on emploie non.
En somme, non nie un fait; ne nie une idée.
2° Neque, non répété*, remplace et non quand la négation porte sur V ensemble de la phrase, mais non quand la négation porte sur un seul mot :
Venit, nec patrem vidit, il est venu, et il n'a pas
vu son père (= sans voir son père).
Bene, et non maie... egit, c'est bien, et non pas
mal... qu'il a agi.
De là les expressions familières au latin :
Neque quisquam, et personne Pour : Et nemo.
Neque quicquam, et rien — Et nihil.
Nec ullus, et aucun — Et nullus.
Nec unquam, et jamais — Et nunquam.
Necdum, et pas encore — Et nondum.
3' Négation double. — Deux négations, placées dans la même proposition, se détruisent et valent une affirmation.
I. P. — 'Neque, ainsi employé une seule fois, n'ayant pas d'équivalent en français, est souvent embarrassant pour les élèves. Ils n'ont qu'à le décomposer mentalement en et non, traduire et, puis faire porter non sur l'ensemble de la phrase.
L'affirmation est restreinte, si non précède : Non nemo, m. & m. pas personne = quelques-uns.
L'affirmation est absolue, si non suit :
Nemo non, m. & m. il n'est personne qui ne = tOUS.
De même :
Non nullus \ quelqu'un. Nullus non, ImU, tous.
Non nihil, quelque chose. Nihil non, tout.
Non nunquam, quelquefois. Nunquam non, toujours.
Non nusquam, quelque part. Nusquam non, partout.