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PRÉPOSITION

Ce sont surtout des substantifs qui ont servi à ces formations*; mais l'emploi d'adjectifs et même de participes n'est pas rare. Les seules prépositions dont on ait fait usage sont a, de, en et per. On en trouve souvent deux réunies devant le même nom.

1° A. Nous disons, comme en français, a pe, a chavau, a l'oumbro ; avec un participe, a Vacela { à ïabri), que plusieurs prononcent a ïaçala, d'un verbe acela, d'ailleurs inusité, dont le simple reste à Tulle, où il a le même sens de mettre à t abri, sous la forme ciala (lat. celare). Cf., dans l'ancienne langue, a saubut et, avec la négation, a no saubuda. — Un emploi particulier de la prép. a est celui qui consiste à unir en une locution adverbiale deux noms, dont le second n'est que la répétition du premier: Vis a vî, fâç a faço, bouci a bouci (fr. morceau à morceau). J)q,u?, cet emploi, l'ancienne langue préférait à a la conjonction e, disant p. ex. : petit e petit, mot e mot, etc. C'est ce qui a lieu encore dans quelques dialectes (Montauban : cap e cap ).

2° De. Les locutions composées avec de sont plus nombreuses et plus usitées. Elles ont du reste, en général, le même sens, le nom restant le même, que celles qui le sont avec a. Ex . : de pe, de janouei, de sego (de suite), de bigouei, de biai, de traver, de reculou^, de vrai, de segur, de leu (tombé en désuétude). De s'ajoute à a dans datai (de a tail) = complètement,

* On en a déjà vu quelques-unes dans les sections précédentes Elles y sont en fort petit nombre, les nouveaux adverbes de temps et de lieu s 'étant formés en majeure partie par l'adjonction de prépositions aux adverbes latins eux-mêmes.

^ Je remarquerai, à l'occasion de cet adverbe, que nous n'avons guère à Nontron de ces substantifs en ou=. fr. o?i (celui-ci est probablement le seul), qui ne se rencontrent jamais que dans de semblables locutions adverbiales. On dit bien quelquefois o tàtoun, mais ceci est imité du franais, comme le prouve la nasale de la finale. La variété de Tulle paraît un peu moins pauvre à cet égard. - fie gascon et le provençal ont gardé ds ginouihous.

sans réserve ; dopôutas (d'à pautasj, litt. d'à pattes, à Tulle. Cf. dabouro (de a be ora), déjà mentionné aux adverbes de temps, et l'ancien daveras. Même adjonction encore dans dobovchou (de a bouchon), locution qui paraît propre aussi, dans notre dialecte, à la variété bas-limousine, et à laquelle correspond en haut-limousin de boucho-den ( cf. v. fr. adens ).

3° En. Cette préposition servait peu autrefois, et sert encore moins aujourd'hui, à former des locutions adverbiales avec des substantifs ou des adjectifs. On a vu dans la première section en degûnlio. Ici la principale est entau= in tali (modo). Citons encore en faço, en generau, en brave ôme, qui paraissent des emprunts au français. De s'ajoute à en dans denpè (fr. debout), qui se lit déjà(rfe«/?es) dans Blandin de Cornouailles ( vv. 1560, 1627 ).

4° Per est encore plus rarement employé que en. Cette préposition précède de dans joer devrai (cf. anc. joer daveras), per de segur (aussi per lou segur). Per cert et quelques autres locutions semblables qu'on trouve dans les vieux textes sont aujourd'hui hors d'usage.

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