‹ Grammaire Limousine: phonétique, parties du discoursChapitre 115 sur 119 · DEGRÉS DE COMPARAISON · texte numérisé non relu

DEGRÉS DE COMPARAISON

Le comparatif d'égalité s'exprime par si {ôussi] ou tan; celai de supériorié par pu (rarement mai), celui d'infériorité par min, qui se placent devant l'adverbe. Le rapport entre les deux termes de la comparaison s'établit, dans les deux derniers cas, par que seulement; dans le premier, par que ou par coumo.

Des anciens comparatifs organiques il ne reste que miei Unielhs) et piei (pietz), correspondant respectivement à Z»e et à 7riau. Miei remplace quelquefois piî dans son rôle de particule comparative, ce qui avait lieu aussi dans l'ancienne langue : meilh soi pesans cuna grans socha * .

Dans le Languedoc on a remplacé souvent, sinon toujours, mielh par melhor (milhou), c'est-à-dire l'adverbe par l'adjectif correspondant, pris adverbialement. On trouve des exemples de cette substitution dans les textes de cette province dès le XV siècle.

Le superlatif absolu s'exprime par bien, forme française substituée dans ce rôle à notre Oe trop affaibli, par frê (rarement) et par fort; le superlatif relatif, par le comparatif pré-

* Au contraire, nous employons de préférence mai, synonyme do plus, dans un cas où le français no fait usage que de mieux : eimâ mai t:^ ai mer mieux (préférer).

cédé de Tarticle, qu'on met dans quelques cas au génitif ou au datif : lou pu douçomen; ôii pu tôt ; dôu miei.

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