‹ Grammaire Limousine: phonétique, parties du discoursChapitre 3 sur 119 · II. — Consonnes · texte numérisé non relu

II. — Consonnes

Le dialecte limousin, pris dans sa généralité, possède les mêmes articulations que le français ; mais les sons chuintants représentés par ch et / sont inconnus à Nontron. Ils y ont pour correspondants, comme dans le reste du Périgord et dans le bas Limousin, et comme aussi dans un grand nombre d'autres dialectes de la langue d'oc, tels que le provençal, des sons complexes, qu'à l'exemple des félibres nous figurerons de la même manière, mais dont la notation exacte serait ts et dz. Ces sons deviennent moins sifflants et de plus en plus mous à mesure qu'on s'avance vers le nord. Le t même venant à disparaître, ils se réduisent, en certains lieux du haut Limousin, au ch et au /français. — Dans le nord de la Charente et dans les contrées voisines de la Haute-Vienne, vers Confolens et Saint-Junien, ces sons deviennent tout à fait pâteux ; jamai et chavâ, par exemple, s'y prononcent djiamai, tchiavâ.

C a le même son doux qu'en français devant e et i.

G, dans la même position, seprononce comme;. — Qu et gu, suivis d'une voyelle, ont la même valeur qu'en français dans équerre, guerre.

S, simple, entre deux voyelles, a le son du z. Pour lui conserver, dans cette position, le son qui lui est propre, nous en écrivons deux, comme en français ; procédé sans inconvénient, parce que, dans aucun cas, la voix n'articule deux s consécutives et que, ainsi, on ne pourra jamais être en doute sur la vraie prononciation.

Nous figurerons toujours /mouillée par Ih, et n mouillée par nh. Ces notations, consacrées d'ailleurs par l'ancienne orthographe, et maintenues par l'usage dans un grand nombre de noms de lieu, tels que Javerlhac, Marnhac, nous paraissent les plus propres à prévenir toute confusion.

Y, dans notre orthographe, sera toujours consonne et servira exclusivement à figurer le même son que cette lettre repré-

sente en français dans yole, yeuse, c'est-à-dire le son du / latin *.

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