‹ Grammaire Limousine: phonétique, parties du discoursChapitre 55 sur 119 · TROISIÈME DÉCLINAISON · texte numérisé non relu

TROISIÈME DÉCLINAISON

Singulier Pluriel

bref long

Lat. vicarimn, vicarios.

Prov. vicari, vicaris.

Lim. vicârï vicari.

Les substantifs qui composent cette déclinaison proviennent de la deuxième et de la troisième de l'ancienne langue. Ils ont pour caractère commun d'être terminés par une voyelle appartenant k leurradical, et qui, brève au singulier, s'allonge au pluriel sans autre modification. Dans le plus grand nombre, terminés en i = lum, comme vicari, la désinence est atone. Elle est tonique dans tous les autres.

Cette déclinaison comprend :

1° Tous les substantifs en i atone provenant de noms latins en ium ou eum. Ex.: purgatôri= purgatorium; — empéri= imperium; — ôli= oleum;

2" Tous les substantifs en z tonique provenant de noms latins en înum, înem, tels que fi (finfim), vezi (vicinum), auxquels il faut en ajouter quelques autres de même désinence, qui n'appartiennent à cette déclinaison que par exception, ayant été soit allongés au pluriel, soit abrégés au singulier, contrairement aux lois phoniques qui gouvernent leurs pareils. Tels sont perdri, berbi,douzi, qui devraient être, les deux premiers brefs au pluriel comme au singulier, le dernier long au singulier comme au pluriel;

' Ex.: esseis-~esser{\Wi), teneis = tener{\kVk). {Lvm. hist . p. 192.197) — Une aiitro conséquence qu'on doit tirer de ces orthographes, c'est que r était également muet après ei. Teneir {==tener) se prononçait donc dès lors tene>, de même que homeis devait se prononcer homei, absolument comme aujourd'hui.

IW) DI-;UXIEMW PARTll-;

3° Tous les substantifs en om = pr. o ou on (lat. onem pour la plupart), tels que rasou (rationem), meijou fmansionemj , char, bou (carbonem ), et de plus, par exception, quelques autres de même désinence qui, ayant en provençal cette voyelle sui. vie d'une explosive, devraient, d'après la règle, rester brefs au pluriel comme au singulier. Tels sont crou (^pr. crotz=crucemJ, pou fpotz=puteam';, nebou fnebot = nepotomj, nou fnot = nodumj, lou (lob = lupumj;

4° Par exception encore, deux ou trois mots en a et un seul (?) on e, qui, pour le même motif que lou, nebou, etc., qui vien- 11 ont d'être cités, devraient être brefs au pluriel comme au singulier : /)ra fprat = pratum), bla ( blat = *bladum), pe (ped=ipedem). — Le c? de ce dernier mot paraît être tombé dès les plus hauts temps . Dans tous les cas, s'il n'a pu complètement neutraliser l'influence de l's du pluriel, il l'a du moins réduite à son minimum, en empêchant I'^ précédent de se diphthonguer*;

5' Enfln un subst. en u, gru f=fr. grain), qu'on trouve déjà dans l'ancienne langue.

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